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Contre les pesticides Marcellin Nadeau monte au créneau

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Soucieux de protéger la santé de leurs administrés des effets toxiques de l’agriculture toute proche, des maires de tous bords politiques multiplient les arrêtés anti-pesticides un peu partout en France. Environ 80 communes françaises ont pris un « arrêté anti-pesticide ».

Une législation bousculée.
Contestés par les préfectures, ces arrêtés ont donné lieu à des recours en justice, on se souvient en effet de la suspension très médiatisée de celui du maire de Langouët, en Bretagne. Le Président de la République a assuré soutenir « dans ses intentions » ces initiatives, tout en rappelant la nécessité de respecter la loi.

Une mobilisation gagnante.
C’est dans cet esprit de prudence que deux arrêtés anti-pesticides ont été validés au nom du « danger grave » pour la population. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté vendredi 08 novembre 2019 la demande de suspension de deux arrêtés anti-pesticides pris par les mairies de Gennevilliers et Sceaux, au nom du « danger grave pour les populations exposées » à ces produits. C’est une « première » en France, cette décision marque un tournant dans la lutte des maires français contre l’épandage des produits chimiques.

Mais beaucoup de résistances existent encore.
Pour amplifier la lutte anti pesticides un collectif de maires a demandé au Conseil d’État d’annuler un décret et un arrêté du 27 décembre 2019 fixant de nouvelles règles encadrant l’épandage des pesticides. Dans l’attente d’une décision définitive, ce collectif a demandé au juge des référés d’ordonner, en urgence, que l’exécution de ces deux actes soit suspendue. Le juge des référés du Conseil d’État a rejeté cette demande.
L’arrêté attaqué avait été pris par les ministres chargés de l’environnement, de la santé, de l’économie et de l’agriculture pour tenir compte d’une précédente décision du Conseil d’État du 26 juin 2019 relative à l’épandage des pesticides.

Une initiative salvatrice au Prêcheur
C’est dans ce contexte français, conjugué à un contexte martiniquais d’actions pour que soit mis au clair les raisons de l’empoisonnement des terres en Martinique par le chlordécone, et ainsi poursuivre les coupables afin d’octroyer réparation aux victimes que le Maire du Prêcheur Marcellin Nadeau a reçu l’aval de son Conseil Municipal pour prendre un arrêté « anti-pesticides » sur une partie du territoire de sa commune. 

fichier pdf MOTION DU CONSEIL MUNICIPAL DU PRECHEUR 

Jeff Lafontaine

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