En hommage à Jacques Bino mort le 18 février 2009

18 février 2017

Politique, Social

En hommage à Jacques Bino mort le 18 février 2009

Jacques Bino, décédé le 18 février 2009, était un agent fiscal, un militant et un représentant syndical guadeloupéen. Jacques Bino a été la première personne tuée lors de la violence associée aux grèves générales des Caraïbes françaises de 2009.
Il a participé activement au premier mois des grèves générales en Guadeloupe. Cependant, il a été abattu peu après minuit le mercredi 18 février 2009, alors qu’il rentrait chez lui après une manifestation. Il s’était approché d’un groupe de jeunes armés qui avaient érigé des barricades de fortune dans la ville de Pointe-à-Pitre. Un des nanifestants pami la foule a ouvert le feu sur la voiture de Jacques Bino. Sa voiture a été frappée à trois reprises par des billes de fusil de type Brenneke de calibre 12. Un des coups de fusil de chasse a traversé le pare-brise de la voiture, frappant Jacques Bino dans la poitrine et le tuant.

Il n’y avait pas de policiers présent dans la région quand il a été tué. Jean-Michel Pretre, procureur local de la Guadeloupe, a spéculé que les jeunes, qui opéraient indépendamment des grèves officielles, ont pu le confondre avec un policier en civil lorsqu’ils ont ouvert le feu. Le maire de Point-à-Pitre, Jacques Bangou, suite de la mort de Jacques Bino a rapporté que : «Depuis 48 heures, les rues sont entre les mains de groupes de jeunes complètement hors de contrôle».
Le meurtre de Jacques Bino a peut-être marqué un tournant dans les grèves générales, tant le gouvernement français que les groupes syndicaux du LKP commencent à prendre au sérieux le conflit.

Les funérailles de Jacques Bino ont eu lieu le dimanche 22 février 2009. Ses funérailles ont été suivies par l’ancien candidat à la présidentielle socialiste française Ségolène Royal, qui est arrivé samedi pour assister à son service commémoratif. Elle a utilisé l’occasion solennelle pour critiquer le gouvernement du président français Nicolas Sarkozy en disant que le gouvernement avait « abandonné » la Guadeloupe et l’exhortant à trouver des « solutions » à la crise « .

Jacques Bino avait 50 ans au moment de son assassinat.

Informations tirées de la page de Philippe Pilotin

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