P C M – Parti Socialiste – MODEMAS – Nou Pèp la – Palima

13 janvier 2017

Non classé, Politique

P C M – Parti Socialiste – MODEMAS – Nou Pèp la – Palima

Le Parti Communiste Martiniquais
Après avoir tenu un rôle de premier plan en Martinique, le Parti Communiste Martiniquais s’enlise inexorablement dans l’anonymat.
Le parti de la place Grégoire à Fort de France n’a presque plus d’élus de haut rang, ne pèse plus dans la vie politique du pays.
Pas de visibilité, pas d’initiative digne de ce nom, et par conséquent un désintérêt au sein de la population
Et pourtant :
Le PCM a eu ses années de gloire qui se sont effondrées au fil du temps. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les communistes représentent la première force politique de Martinique.
Des figures de proue avec Léopold Bissol et Aimé Césaire élus députés à l’Assemblée nationale, Thélus Léro sénateur en 1946.
Aux élections cantonales, les communistes martiniquais remportent également 14 sièges sur 36 au Conseil général de la Martinique et Georges Gratiant est élu président.
Aux élections municipales de 1945, Aimé Césaire est élu maire de Fort-de-France, Fernand Guilon maire du Lamentin, Albert Crétinoir maire de Basse-Pointe.
En 1947 Georges Fitt-Duval est élu maire de Saint-Esprit, en 1950 Edgar Nestoret est élu maire du Morne-Rouge, et en 1965, Cévère Cerland est élu maire de Macouba. En 1946, Georges Gratiant devient le premier président du Conseil général de la Martinique du nouveau département de la Martinique.

Le début des difficultés du PCM En 1956, Aimé Césaire rompt avec le Parti communiste français, et quitte la Fédération communiste de la Martinique pour former le Parti progressiste martiniquais, et c’est sans doute, l’une des conséquences de la perte de vitesse du parti, et le début de la descente inexorable vers l’anonymat.

Allié sans envergure
Aujourd’hui, le PCM n’est qu’un allié, sans envergure du MIM, à la gouvernance de la CTM, avec un renouvèlement qui a du souci à s’opérer, le Parti Communiste est pratiquement tombé en désuétude.
L’avenir du parti est fortement compromis.

Le MODEMAS
La formation de Garcin Malsa, ancien maire de Sainte-Anne, ancien conseiller général, semble avoir d’autres préoccupations, comme l’écologie, le devoir de mémoire, ainsi que la mise en chantier du processus de réparations, depuis la fin de l’esclavage en Martinique.
Formation indépendantiste certes, dont les idées sont clairement affichées, avec la particularité de nourrir un désaccord profond avec le MIM.
Le MODEMAS ne s’est pas encore positionné, pour les élections à venir, et il y a des doutes qu’il se positionne faute de candidats.
Tout comme le Parti Communiste Martiniquais, le MODEMAS souffre d’un déficit de renouvèlement de ses adhérents, et devrait éprouver des difficultés à se maintenir favorablement sur l’échiquier politique martiniquais.

Le PALIMA
Le Palima, le Parti pour la libération de la Martinique a été fondé le 10 octobre 1999 par Francis Carole, ancien conseiller municipal de Fort-de-France et ancien conseiller général du 7e canton de Fort-de-France à la suite d’une scission avec le Conseil national des comités populaires.
Lorsqu’on demande au Martiniquais de base, s’il connait le PALIMA, il ne sait pas grand-chose, sauf que Francis Carole en est le chef de file, un point c’est tout.
Bien insuffisant pour jouer un rôle de premier ordre, ce qi explique que le conseiller territorial, avait besoin de la caution morale d’Alfred Marie-Jeanne, pour lancer sa candidature aux législatives dans la circonscription de Fort de France.
De là, à ce que Francis Carole prononce la mise en sommeil de son parti, et rejoigne le MIM de Marie-Jeanne, un pas à ne pas franchir car l’avenir du MIM n’est pas aussi rose qu’on le dit, que Francis Carole a besoin d’un point d’appui, pour justifier sa position de « chef de parti », entre guillemets.
En effet, le parcours de Francis Carole n’est pas très significatif, sauf que le chef de file du Palima marque de sa présence différentes consultations.

Audience électorale de Francis Carole. Elections municipales de 2001 à Fort-de-France : 1er tour, 1 686 voix soit 5,21 % des suffrages. Législatives de 2002, 3e circonscription : 1er tour, 1 134 voix soit 7,1 % des suffrages. Législatives de 2007, 3e circonscription : 1er tour, 661 voix soit 3,18 % des suffrages, début de la chute. Cantonales de 2008, 7e canton de Fort-de-France : battu par Christian Edmond-Mariette du Parti progressiste martiniquais.
Un parcours plus que moyen, qui n’autorise pas les grandes ambitions politiques.
Le Palima ne devrait pas avoir d’autres candidats, non pas pour ne pas faire la concurrence à ceux du MIM, mais parce qu’il n’en a pas la possibilité.
Aux élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, sur le 4e canton de Fort-de-France, Rolande Grubo est battue par Luc de Grandmaison, candidat du Parti progressiste martiniquais, le PALIMA perd alors son unique siège au Conseil général de la Martinique, son image s’effrite un peu plus.

Le Parti socialiste, fédération de Martinique
Avec très peu d’élus, notamment le député européen Louis-Joseph Manscourt, ancien maire de la Trinité, parti à la retraite, et revenu avec l’opportunité que lui offraient les circonstance d’inscrire une ligne nouvelle, à sa carte de visite politique, on a du mal à situer vraiment les socialistes martiniquais.
L’accession à la Présidence de la République de François Hollande n’a pas eu d’effets positifs sur la FSM.
Le premier secrétaire, Frédéric Beret, conseiller municipal de la Trinité éprouve bien des difficultés à faire émerger son groupe, ce que ses prédécesseurs n’ont jamais réussi d’ailleurs.
La FSM a opéré sa mise en retrait d’EPMN, suite à l’échec aux élections à la CTM, une décision passée inaperçue, et significative du poids, qu’elle pèse au sein de l’alliance.
Très difficile de penser que se dégagera une candidature aux législatives, sauf pour marquer le coup.

Nou Pèp la
C’est une idée de Marcellin Nadeau, maire de la commune du Prêcheur, pour concrétiser, et marquer son désaccord avec Alfred Marie, que la décision de construire une liste en vue des élections à la CTM est prise.
Et tout naturellement, concrétiser et pérenniser la démarche entreprise, sont devenus une réalité.
Les dirigeants martèlent que « Nou Pèp la » n’est pas un parti politique, mais un mouvement avec un porte-parole : Marcellin Nadeau, maire du Prêcheur.
Alors qu’est-ce que c’est ?
Selon Marcellin Nadeau, une alternative aux partis politiques déjà en place qui « tient compte des aspirations du peuple en mettant le citoyen au centre des décisions ».
Nou Pèp la estime que l’alliance qui dirige la CTM est sans avenir : « Une alliance mal papaye », qu’il clame haut et fort.

« Nou Pèp la » se positionne pour les législatives
Dans la circonscription Nord, Marcelin Nadeau avec Christine Aliker, conseillère municipale de Schœlcher comme suppléante, sera le ticket.
Dans le Centre atlantique, Gérard Thalmency, cadre à l’Agence Régionale de Santé, et porte-parole du Mouvement durant la campagne pour la CTM en décembre 2015 a été investi.
Dans la circonscription Sud, un originaire de Sainte-Anne, Jérémy Ferdinand impliqué dans le secteur de l’agriculture, c’est un jeune qui se lance dans le grand bain.
En ce qui concerne le Centre, les militants se donnent le temps de la réflexion pour décider de l’investiture d’un candidat.

Et les autres partis
Il s’agit de ceux qui n’ont pas pignon sur rue, à la recherche d’un espace d’expression en ces périodes d’élections.
C’est le cas de Combat ouvrier, et du PKLS, et peut-être quelques électrons libres.
Les prochains mois s’annoncent riches en événements, à suivre la division profonde dans le camp des indépendantistes, répartis dans trois groupes MIM, PALIMA, MODEMAS, et les remous qui ne favoriseront pas la stabilité au MIM qui a tout à perdre, les nouveaux venus étant décidés à marquer leur territoire.

Roger Tranquille

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Une réponse à “P C M – Parti Socialiste – MODEMAS – Nou Pèp la – Palima”

  1. José Dit :

    Un parti politique est une association particulière qui fonctionne sur une base idéologique et doctrinale claire définie par ses fondateurs pour l’ideologie(capitaliste,socialiste,communiste,anarchiste,libertaire et j’en passe)par des écrits pour la postérité et mis en œuvre sur un plan doctrinal par les adhérents à cette ideologie sous forme statutaire.Les militants se réunissent périodiquement pour confronter leur pratique avec corpus doctrinal.Cherchez en Martinique les partis qui répondent à ces critères et vous aurez en grande partie l’explication de la déliquescence idéologie dans laquelle est le pays .On peut sans problème retourner sa veste s’allier avec son adversaire politique pour battre un ami politique sans que cela ne choque le peuple qui a la limite aime ces pratiques tout en disant que les hommes politiques se font élire avant tout pour se remplir les poches et favoriser parents et amis.

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