Treize mois après……Le PPM…….. EPMN……Réflexions

10 janvier 2017

Non classé, Politique

Treize mois après……Le PPM…….. EPMN……Réflexions

EPMN

Le rapprochement opéré avant toutes consultations, la mise en commun des idées des élus, hommes et femmes politiques de droite, du PPM, d’autres gauches comme « Bâtir le pays Martinique », et le Parti socialiste, une innovation politique en Martinique, sous la houlette de Serge Letchimy.

Une autre dimension!
« Enfin les Martiniquais ont compris ce qu’est l’intérêt supérieur du pays » ! A-t-on dit.
Ce rapprochement des politiques, de formation et de pensées différentes, parfois divergentes, mais pas fondamentalement opposées, opéré en amont des joutes électorales a l’avantage de se prémunir d’éventuels blocages idéologiques, et de poursuivre ses travaux sans troubles.
Si des divergences se font jour, elles sont soumises à discussions, le point est fait, avec concessions et compromis sans compromissions, et la machine se remet en marche, pour les joutes électorales.
Regroupement crédible, ce devrait bien fonctionner…..Bien joué !

Mais attention danger !
La tentation est forte de confondre ce regroupement avec un parti politique.
Le risque ; que des adhérents de tous bords perturbés, ne parviennent pas à comprendre que Serge Letchimy qui a eu cette idée innovante a tout simplement tenté de mettre en place un programme commun, sans inféoder ses partenaires, en tout cas c’est l’idée qui ressort de cette stratégie.
Une situation qui a sans doute éveillé des comportements possessifs des purs et durs du PPM, autonomistes de la première heure, c’est leur droit, ils ont évolué certainement en marge de la stratégie de ce programme commun, pour eux le PPM s’éloigne de ses fondements, est en train de perdre son âme.
Fallait-il tempérer les ardeurs, et patienter que l’amalgame se fasse, dans le respect de chacun ?
Rien n’est moins sûr, car en période électorale, apparaissent toujours des turbulences, faut-il que le capitaine du bateau, lors de la tempête sache remettre à flot le navire, sans casser la proue, sans jeter l’ancre, en maintenant le cap, évitant la mutinerie, et le naufrage.

Eviter la suspicion
Pourquoi les idées de la droite dite départementaliste, serait cause de suspicion ?
Au fil des décennies, chacun a pu constater la métamorphose qui s’est opérée chez certains gaullistes martiniquais, qui ne pensent plus comme leurs homologues de l’Hexagone, en tout cas, en réclamant le respect des spécificités.
Qu’on le veuille ou non, le Martiniquais est nationaliste de naissance, et plus les années passent, plus cette notion fait du chemin, les purs et durs du PPM auraient dû le comprendre, et être patients.
Car en fait, c’est comme il est impensable que s’installe avec succès un parti communiste aux Etats-Unis d’Amérique, qu’il est tout aussi de fait, que tout Martiniquais est un nationaliste, terme qu’il faut considérer dans son sens le plus large.
Par conséquent EPMN ne pouvait pas imploser, pour des raisons futiles.

Le risque d’éclatement
Des comportements ambigus, l’incompréhension ou la tentation de jouer à on ne sait quoi, à tous les niveaux, l’insuffisance d’envergure des différentes sensibilités d’EPMN, qui n’ont pas été suffisamment actrices, mais élèves du professeur Letchimy, autant de facteurs de déstabilisation d’EPMN.
Une absence de discipline, ou peut-être, un manque de cohésion, une communication mal contrôlée, l’absence du débat interne, et surtout le manque d’idées novatrices des composantes d’EPMN…..L’affaire semblait celle du PPM, point final

A qui la faute ?
Plutôt difficile de se focaliser sur une attitude et un comportement des uns et des autres, car chacun dans sa responsabilité a commis une faute en quelque part.
Perdre les élections à la CTM, a relevé de la mission impossible en Décembre 2015, et pourtant EPMN a perdu la bataille.
Faut-t-il à tout prix chercher des boucs émissaires ?
Non ! Mais trouver après analyses, ce qui n’a pas marché.

Question à 1€ : Qui a fait gagner le 1er tour ?
En fait, personne n’a fait perdre le premier tour à EPMN arrivé largement en tête, mais il s’agit d’un scrutin à deux tours, les gagnants du premier tour l’ont peut-être oublié se voyant déjà en haut de l’affiche.

Que s’est-il passé ?
Au second tour, le constat est on ne peut plus simple limpide.
La confortable avance de la liste de Serge Letchimy a volé en éclat face à la fusion MIM, Républicains…..Tout le monde a été surpris !
Excès de confiance des responsables d’EPMN, ils ont négligé la campagne du premier tour des adversaires, sinon ils auraient compris qu’il y avait une sorte de complicité « Anba fèiy » et un pacte de bonne conduite étonnant.
Les troupes de Monplaisir n’ont jamais lancé d’attaques contre celles de Marie-Jeanne, et vice versa. Le projet de fusion n’est pas arrivé comme un cheveu sur la soupe, il était prévu

Le comportement flou « de Bâtir »
Avant de chercher des boucs émissaires, il fallait se pencher sur la campagne de »Bâtir ».
Le Lamentin est une ville de près de 40 mille habitants, inconcevable que la mobilisation n’eut pas été plus forte en faveur d’EPMN. Est-il pensable que le futur candidat aux législatives, choisit par Marie-Jeanne, pour bons et loyaux services au MIM, ait mobilisé davantage en faveur de Marie-Jeanne que les élus de Bâtir en place depuis la nuit des temps, pour la liste EPMN ?

Idem pour le François, une autre grosse ville avec un maire élu et réélu depuis plus de deux décennies, sénateur de surcroît, qui aurait dû livrer bataille plus conséquente.

La raison de l’échec est comptable, avec l’addition des voix recueillies par Marie-Jeanne et Monplaisir, rien de sorcier, rien de plus.
EPMN devrait se rendre compte, que même arrivé en tête, il n’était pas majoritaire et le danger était présent.
La raison de l’échec découle encore de la passivité du groupe EPMN, qui s’est cru trop beau, trop tôt.
Par quelle alchimie, peut-on faire perdre une élection au second tour, lorsque qu’au premier on ne l’a pas fait perdre, et que l’avance fut conséquente ?

Vigilance – communication – gestion des actions
Les actions réalisées doivent être sues de la population, il convient de le faire savoir, non pas sur la seule page Facebook, mais par des meetings, des comptes rendus périodiques, que les médias sont obligés de couvrir, et surtout ne pas laisser le soin à un quidam seul, de mettre en œuvre cette communication.

Notre prochain article sera consacré au MIM et à ses alliés

Roger Tranquille

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