Téléphone portable…….Technologie…..Rapports sociaux !

5 janvier 2017

Non classé, Société

Téléphone portable…….Technologie…..Rapports sociaux !

Les moins chers coutent entre 500€ et 700€, pour ceux qui recherchent la qualité et les performances moyennes.
Leurs utilisateurs se situent dans la tranche d’âge des 14 à 40 ans, ce sont les plus nombreux.
Une véritable folie s’empare d’une fange très importante de la société, depuis quelques années, tout le monde ou presque subit.

Des images qui bousculent la société
Et cette image est devenue tellement banale, qu’on n’en fait plus cas, ce sont surtout les jeunes filles, les jeunes femmes qui déambulent dans les rues, pianotent en marchant, en traversant les passages pour piétons, pianotant dans les autobus, pianotant dans les salles d’attente, au spectacle, au cinéma, au restaurant, Smartphone en main, écouteurs aux oreilles, ça pianote sans arrêt, ça cause en envoyant des images, bref une sorte de frénésie technologique inquiétante.
La plus part des utilisateurs ne savent pas ce que veut dire « WhatsApp », mais on l’utilise à plein gaz.
En fait « WhatsApp » est une déformation de « WhatsUp, « quoi de neuf », « que se passe-t-il ».

Incivilités sur incivilités
Des sonneries dans les sales d’attentes de médecin, des assurances, des établissements bancaires, des restaurants, des cinémas, ça sonne de partout à longueur de temps.
Et pourtant ce ne sont pas les affiches d’interdiction à l’usage du téléphone portable, qui font défaut.
Dans les abris bus, des jeunes lycéens et collégiens attendent l’autobus qui les conduit dans leurs établissements s’ignorent, occupés à faire fonctionner leur téléphone portable, à envoyer et recevoir des messages.
Aucune relation entre ces jeunes qui ne savent même pas qui est assis à côté.

Une société qui vit à l’envers
Des personnes témoins d’un accident mortel, ne se privent pas de filmer la victime, au lieu d’utiliser leur portable, pour appeler les secours d’urgence.
Les témoins d’une agression préfèrent filmer la scène avec leur smartphone, et diffuser les images presqu’en direct, sur les réseaux sociaux, que de venir en aide, aux personnes agressées, ou mettre en fuite les agresseurs.
Les réseaux sociaux pullulent de photos de personnes dans leur intimité, alors que le droit à l’image est une réalité, et qu’il est interdit de photographier ou de filmer des personnes qui seront ensuite reconnues.

Généralités sur le droit à l’image
Le principe est : qu’il est nécessaire de recueillir le consentement d’une personne préalablement à la diffusion de son image. Cependant il existe des exceptions et cas particuliers selon le contexte. La difficulté à déterminer les limites entre vie privée et vie publique et entre droit à l’information et respect de la vie privée rend l’application de ce droit très complexe, d’où la grande prudence, et la réserve à observer.

C’est ainsi que :
La reproduction de l’image d’un groupe ou d’une scène de rue dans un lieu public est permise, sans besoin de solliciter le consentement de chaque personne photographiée.
Pour ce qui est de l’individualisation, la jurisprudence rappelle que « nul n’a le droit d’individualiser une personne d’un groupe sans son consentement ». La personne est dite individualisée si elle est le sujet principal de l’image et si elle est reconnaissable.
On excède le droit à l’information si :
L’image est détournée de son objet, c’est-à-dire, qu’on l’utilise à d’autres fins pouvant nuire à la personne photographiée ou filmée. La liste des interdictions est longue, ce sont là, les plus importantes, et ceux qui s’exercent, avec une rapidité fulgurante à publier des photos ou des petits films, sur les réseaux sociaux s’exposent à des ennuis judiciaires.

Addiction et gangrène de la société Paradoxe, et pourtant ces appareils de génie ne sont pas donnés, et pourtant les utilisateurs propriétaires les plus nombreux, ne semblent pas avoir les moyens de se les payer.

Communication galvaudée
Objet de communication, le téléphone portable est en train de devenir un instrument de « dé-communication ». C’est une lapalissade que d’affirmer qu’il affecte les rapports sociaux, en créant une dépendance en termes de communication. Son utilisation se fait à n’importe quelle occasion, et la communication devient superficielle. En fait, la communication par définition est d’établir un contact avec autrui, et il est incontestable que la communication téléphonique est incomplète, parfois inutile.
L’objectif, ou le but initial du téléphone portable a été modifié. On prend en main son téléphone portable dès que l’ennui guète, pour se distraire, appeler quelqu’un, une banalité qui nuit à la recherche effective de communication.

Etudes et conclusions alarmantes
Le téléphone portable est devenu l’ami obligé et indispensable de l’homme, lorsqu’on le tient en main, l’autre peut aller au diable !
Des enquêtes très sérieuses partout dans le monde ont révélé que 66% des personnes ressentent une réelle souffrance lorsqu’elles sont séparées de leur téléphone portable.
La nomophobie (no mobile phone phobia) fait ressortir la souffrance de ne pas avoir son téléphone portable à portée de main, et la peur bleue d’en être séparées.
Dans certains cas cela se traduit par des attaques de panique, une respiration qui deviendrait courte, des nausées, des tremblements ou un rythme cardiaque accéléré.
Cette forme d’addiction commence à se faire sentir, dès qu’on s’inquiète en permanence de savoir où on a déposé son portable.

Dans les cas extrêmes les sujets se sont retrouvés à l’hôpital.
Ce qui au départ fut conçu pour faciliter notre vie, en restant en contact avec nos proches en cas d’urgence, est devenu au fil de la modernité, et des progrès technologiques qui n’arrêtent plus, un instrument de déstabilisation, un instrument de destruction sociale si on n’y prend garde.

Roger Tranquille

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