La Martinique face au monde, face à elle-même…..Faut-il être inquiet ?

4 janvier 2017

Politique

La Martinique face au monde, face à elle-même…..Faut-il être inquiet ?

2016 – année noire – 2017 : année électorale

2016 est sans aucun doute à inscrire dans les années les plus noires depuis la dernière guerre mondiale.

En France d’abord, « des combattants de Dieu » ont semé la désolation, ensuite en Belgique, en Allemagne, des populations innocentes ont eu rendez-vous avec la mort, la mutilation physique et psychologique à vie.

214 tués, et 452 blessés en France après les attentats. En Belgique, ce sont 35 tués et 300 blessés, et en Allemagne, 12 tués et 52 blessés.

Les nations européennes semblent impuissantes face à la montée du terrorisme, et l’Europe est au bord de l’explosion.

La crise en Europe

L’Europe au bord de la crise, d’abord avec le retrait de la Grande Bretagne de l’Union, et des effets non encore communiqués, il est certain que les contre coups seront terribles dans quelques mois.

La montée des extrémismes ne fait plus de doute, en même temps que l’impuissance de l’Union Européenne à se réformer prend de l’ampleur, le citoyen lambda navigue dans le flou, et peut basculer dans le camp des promesses tonitruantes. 

Le monde surpris, la guerre froide s’installe

Certains en Europe ont été surpris par l’élection présidentielle aux Etats Unis d’Amérique, sans se rendre compte que si Donald Trump est élu, c’est grâce aux bulletins que les Américains ont introduits dans l’urne. On a les gouvernants qu’on mérite lorsqu’on les a choisis librement.

Les relations entre le Président des Etats Unis encore en exercice, et le Président élu ne sont pas au beau fixe, une guerre froide s’est installée entre les USA et la Russie. Nul ne sait jusqu’où cela ira, lorsque Donal Trump prendra possession de la Maison Blanche, entouré de son gouvernement de milliardaires.

Et la Martinique ?

Alors, que vient faire la Martinique dans ce qu’il convient de considérer comme un imbroglio, une incertitude ?

Primo : ce qui se passe en Europe, singulièrement en France intéresse directement la Martinique.

Secundo : on a peine à croire qu’un baron de la drogue uruguayen, se fasse la belle en plein jour au centre hospitalier Pierre Zobda-Quitman, et s’évanouisse dans la nature, grâce à des complices qui avaient soigneusement mis en place le plan d’évasion, au nez et à la barbe de tous…….Ils n’ont certainement pas débarqué la veille.

Cet épisode tend à prouver que tout est possible dans notre pays.

Tercio des jeunes s’entre tuent chaque semaine, pour des rien du tout, de jeunes et moins jeunes Martiniquais sont de plus en plus impliqués dans la criminalité en rapport avec la drogue.

Conclusion : la Martinique a bel et bien franchi un cap, sous le regard impuissant de monsieur tout le monde, celui de nos gouvernants locaux, et des représentants de l’Etat.

Sont-ils aux abonnés absents ?

Justement, nos gouvernants ! 12 mois après le changement de collectivité, en même temps que le retour de ceux qui ont été aux affaires antérieurement, le Martiniquais de base, celui qui se rend au travail chaque matin, en prenant sa voiture ou l’autobus, quand ce n’est en auto stop, de changement, il n’en voit point!

Lors des plénières de l’Assemblée de Martinique, il s’est passé plus de temps en tiraillement, en discrédit de l’autre, que de mise en œuvre d’actions palpables, pour faire avancer le pays.

Des bruits de couloir sur la mise en fonction du TCSP, affolent les populations, des bruits de couloir sur le déplacement d’une délégation de la CTM en avion privé, à Cuba pour les funérailles du dictateur Castro, ne sont pas démentis, il n’en faut pas plus pour que s’installent le doute, et la morosité qui ne sont pas de nature à donner du baume au cœur. Ce Martiniquais de base, a l’impression que tout est figé, ou part dans tous les sens, depuis un an, avec l’amorce d’une dégradation, et que chacun y va de la préservation de sa carrière politique avant toute chose.

Situation insolite

Depuis quelques semaines, voire quelques mois, la Martinique vit des moments insolites en regard de ses dirigeants politiques de tout bord, et commence à se poser des questions.

De moins en moins on entend le Président de l’exécutif, Alfred Marie-Jeanne, sur les questions essentielles, au profit de certains vice-présidents, comme se fait de plus en plus discret le Président de l’assemblée de Martinique.

Même Daniel Marie-Sainte, très prolifique en déclarations, est d’une discrétion jamais constatée.

Le patron du MIM, comme jamais au paravent, est fortement contesté dans son propre camp, après la candidature d’un non MIM, pour les législatives de 2017, cautionnée par le patron du MIM, mais contraire à celle prise par la majorité des membres du parti indépendantiste martiniquais, en conseil national…Doit-on appeler cela de la dictature ? Doit-on s’inquiéter, si la chose est avérée,  que pareille mésaventure ne survienne au sein du Conseil exécutif de la CTM ?

Les vœux du président du Conseil exécutif, et non de tous les Martiniquais, ont sonnés creux, sans un mot sur ce qui intéresse le plus les Martiniquais, comme le TCSP, le chômage, la situation du CHU, la question sociale, l’insécurité, la délinquance. Un vrai discours d’avant élection, en évitant les sujets qui dérangent.

Il est gros comme un éléphant dans un couloir, que les préoccupation de Marie-Jeanne sont ailleurs, avec le torchon qui brûle au MIM, qu’une partie de la coalition gouvernante doit se frotter les mains, en regardant avec un rictus, le duel à distance entre Jean-Philippe Nilor, celui que Marie-Jeanne présentait jadis comme son successeur, à qui, il a offert un siège de député du Sud.

Mais Nilor devra présenter son bilan aux électeurs, avec le risque de fournir une copie vierge, comme quoi Marie-Jeanne s’est trompé sur son compte, plutôt grave on en convient.

Le Martiniquais de base a l’impression que dans le camp de la coalition majoritaire, certains attendent une opportunité……Laquelle ?

Impossible d’y voir clair, mais des piste tout de même, avec l’hésitation de Yann Monplaisir qui ne se prononce pas encore sur une éventuelle candidature aux législatives, l’extrême retenue de Claude Lise qui semble attendre son heure.

Quand on fait le parallèle avec ce qui se passe dans les plus hautes sphères de l’Etat français, le Président Hollande dans la présentation de ses vœux a clairement indiqué, que ce n’était pas lui le problème du PS qui n’arrive toujours pas à décoller.

Cela devrait faire réfléchir, la Martinique piétine, chacun pense à ce que sera sa carrière politique, avant de se pencher sur l’avenir et l’intérêt supérieur de la Martinique.

En dépit de toute cette incertitude « BONNE ANNEE 2017 »

 

Roger Tranquille

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Une réponse à “La Martinique face au monde, face à elle-même…..Faut-il être inquiet ?”

  1. Jose Dit :

    La posture de campagne électorale permanente n’a jamais fait avancer politiquement un pays.AMJ et ses colistiers n’ont jamais bâti un projet politique pour le pays avant les élections……..qu’ils étaient convaincus de perdre.Comment se mettre au travail rapidement quand en plus il faut gérer au quotidien une nouvelle institution.L’erreur majeure a été de vouloir tout casser dès le départ.La nouvelle gouvernance aurait dû se donner 1 an pour voir venir’ terminer les très nombreux travaux engagés et profiter de ce temps……. pour bâtir son propre programme.La difficulté actuelle provient essentiellement de cette absence de lucidité.La CTM s’est tirée elle même une balle dans les pieds dans une conjoncture nationale et internationale très difficile.La faute ne sera pas perpétuellement attribuée à l’autre.

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