Francois Hollande jette l’éponge

2 décembre 2016

Politique

Francois Hollande jette l’éponge

 À quelques mois de l’élection présidentielle, François Hollande prend la France à contrepied, en annonçant qu’il ne se présentera pas devant les Français pour un éventuellement renouvellement de son quinquennat.

Est-ce un renoncement, comme il l’a dit, un retrait lui évitant l’humiliation, ou encore l’aveu de l’échec de son quinquennat ?

Cette déclaration du Président a surpris tout le monde, même si on savait sa position d’une extrême difficulté, plombée par un bilan loin d’être flatteur quoi qu’en dit le contenu de sa déclaration, acculé de toutes parts par ses propres alliés politiques.

La goutte d’eau qui a sans doute fait déborder le vase, et certainement l’intervention assassine du président de l’Assemblée nationale préconisant la candidature du Premier ministre Manuel Valls, n’a rien arrangé, mais avec en prime, une mise au point rapide, évitant du coup une crise institutionnelle au sommet de l’Etat.

Mais il est légitime de vouloir décrypter cette situation, car le quinquennat de François Hollande a été émaillé depuis le début de crises de différentes importances, prenant pour certaines, des airs dramatiques, ce qui n’a pas épargné François Hollande.

Sur le plan de sa vie privée, Il y a eu la séquence de sa compagne Valérie Trierweiller installée à l’Elyzée, sans statut bien défini, une première dame qui, aux yeux de la France profonde n’en était pas officiellement une.

Il y eut également cette fameuse escapade en scooter du Président à la rencontre de sa maîtresse, l’actrice Julie Gayet, entrainant la séparation du « couple » présidentiel.

Ensuite ce livre de Valérie Trierweiller, exhibant sur la place publique l’intimité de sa vie de couple avec François Hollande, tout cela a fait scandale quoi qu’on dise, et a eu raison de son ambition.

Sur le plan politique, l’affaire Cahuzac n’a pas aidé le Président, lui qui avait fait la promesse de ne pas avoir de membres du gouvernement sans reproche.

Imprudence donc du chef de l’état qui ne connaissait pas vraiment ses proches.

Puis des dissensions sont apparues très tôt au sein du gouvernement, entrainant les départs de plusieurs ministres, des remaniements, et de la mise au grand jour des frondeurs, défiant la politique mise en place.

Et les attentats ! Des centaines de morts en peu de temps ! Difficile de supporter une telle situation que la France n’avait jamais connue.

L’armée française en guerre sur plusieurs fronts ! Tout cela ne peut contribuer qu’à affaiblir l’homme président.

Enfin ce livre assassin : « Un Président ne devrait pas dire ça »,  672 pages au cours desquelles François Hollande confie tout et n’importe quoi comme une volonté de se faire harakiri.

Pendant longtemps, François Hollande a refusé d’admettre le rejet de sa personne, jusqu’à cette fameuse déclaration du Président de l’Assemblée Nationale, et de ce début de crise institutionnelle au sommet de l’Etat, avec la légitimité de la candidature de Manuel Valls à la primaire du PS, défiant donc éventuellement le président sortant.

Si on se lance dans un décryptage de la situation, il n’est pas impossible que François Hollande ait été poussé vers la sortie lors de son fameux déjeuner avec son Premier ministre.

Hollande crédité de moins de 10% d’avis favorables (du jamais vu), courait le risque d’entrainer le Parti socialiste dans sa chute, pour une durée indéterminée.

François Hollande n’avait plus le choix, que celui d’opérer une sortie honorable en dressant un bilan de son quinquennat que lui seul trouve excellent, en tout cas bon.

Une sortie qui fait de lui un rassembleur, celui qui se sacrifie pour l’intérêt supérieur de son parti et de la France.

Il opte donc pour l’humiliation choisie, à celle qui serait subie, en se faisant éjecter par ceux de son parti dans le cadre de la primaire du PS.

Manuel Valls candidat et probable vainqueur de la primaire du PS !!

N’est-il pas lui aussi comptable de la politique du Président Hollande rejetée par les Français ?

Mais au-delà de ces considérations politiciennes, il convient de constater que la France prend un virage important, en rejetant à la primaire des Républicains un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, un ancien Premier ministre Alain Juppé.

Si le candidat du PS à l’élection présidentielle est Manuel Valls, les Français ne seront-ils pas enclins à renvoyer à leurs chères études les deux derniers Premiers ministres encore en lice ?

Roger Tranquille

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