Que retenir de l’élection de Donald TRUMP ?

10 novembre 2016

Politique

Que retenir de l’élection de  Donald TRUMP ?

Est-ce le début d’une traversée en eaux troubles et agitées des Etats-Unis d’Amérique, première puissance mondiale au paradoxe saisissant, à presque tous les niveaux ? La réponse appartient peut-être aux 14 millions d’Américains qui ont voté pour Donald Trump, lors des primaires pour le propulser à la candidature.
Une situation assez incompréhensible, puisque Donald Trump n’a jamais été élu, est dans la peau d’un novice en la matière, à l’image de François Hollande, avec les résultats qu’on lui connait. Mais l’homme est têtu, il a su bâtir sa fortune selon une stratégie vieille comme le monde.

Stratégie du pourrissement
Que s’est-il passé dans la tête d’une majorité d’électeurs Américains ? On ne le saura jamais, on essaiera de décrypter, d’autant que ces électeurs-là ont réagi à la manière d’une boite de réception, écrasés par la stratégie des Républicains mise en œuvre depuis une trentaine d’années. Il faut détester et rejeter ce qu’il convient d’appeler les effets de « l’establishment », traduisez ainsi : « des décideurs économiques, politiques, culturels, qui pilotent ou sont considérés comme pilotant, de concert, dans leur intérêt et selon leurs conceptions, les principales organisations publiques et privées d’un pays. Ils laissent peu de pouvoirs de contrôle aux électeurs, consommateurs, actionnaires ». Un rejet des gouvernants américains aux affaires ces trente dernières année, un véritable désaveu qui donnent matière à réfléchir. Chez nous en Martinique, il y a un dicton créole qui dit ainsi : « Mwen ja mouyié, mwen pa pè pisé » (je suis déjà mouillé, ça ne se verra pas si je pisse sur moi).

Quelles sont les personnes visées ?
Les principales personnes réceptives à cette stratégie sont celles d’un âge avancé, très peu cultivées, d’anciens ouvriers prioritairement, vivant avec très peu de revenus, travaillant jusqu’à un âge très avancé, s’arrêtant quand ils n’en peuvent plus, n’ayant jamais pu intégrer le cercle du « rêve américain ». Cette stratégie est agrémentée de slogans comme : « Amérique, minorité, priorité, emploi, chômage, violence, terrorisme, immigration et globalisation ». Ces électeurs-là sont les plus nombreux, car il y a beaucoup de milliardaires aux Etats-Unis d’Amérique, mais encore beaucoup plus de pauvres, une aubaine pour Donald Trump.

Des slogans qui résonnent très fort dans la tête de cette catégorie d’Américains. Et comme le hasard est hors normes, celui qui est choisi pour incarner la politique de « redressement » des Etats Unis, et lui redonner sa splendeur « perdue », depuis une dizaine d’années, avec son image de première puissance mondiale, est un milliardaire : Donald Trump.

Des électeurs traumatisés et perdus
Les sondages ont été les alliés objectifs involontaires de la stratégie mise en place par les Républicains, car il est indéniable que depuis quelques temps, les sondages ont des ratés, comme ceux ayant prédit une victoire des opposants à la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne.

Mais alors, pourquoi les sondages ne sont-ils pas fiables, devenant du coup un allié du candidat Républicain? Tout simplement que mentir au sondeur est devenu naturel pour ceux qui sont interrogés, et cela pour diverses raisons. Les Blancs Américains sont donc perdus et traumatisés, ne se sentant de plus majoritaires, dans un pays qui devient de moins en moins blanc, accusant l’immigration massive des Latinos des Antillais et des Africains, tandis que les Noirs américains sont rejetés. Beaucoup ne se sentent plus concernés par l’élection du Président, qui ne change pas grand-chose à leur condition.

Des Blancs Américains perdus et traumatisés, avec ce sentiment que la gouvernance et les politiques aux ambitions supérieures sont absents de la réalité quotidienne, ils se sentent livrés à leur pauvre sort. Washington, c’est le bout du monde, et surtout inaccessible.
Apparition donc d’un sentiment de révolte, favorisant l’émergence de Donald Trump, milliardaire, parfait inconnu sur la scène politique, mais un habile homme d’affaire qui a su bâtir une fortune considérable, accusant les politiques en place depuis plus de trente ans, d’avoir délaissé l’Amérique profonde. Certains appellent cette stratégie : « Populisme ».

Objectif : la Maison Blanche ?
Est-ce l’objectif de Donald Trump d’être Président ? Sans doute à 40 %, et les 60 % restant c’est de gagner, car cet homme est programmé pour gagner, quel que soit la manière. Il en a donné l’exemple tout au long de sa compagne, en divisant, en étant horrible dans ses propos, des propos qui ont fait mouche, en mettant sur le banc des accusés les migrants, les musulmans, les noirs, les latinos (Mexique notamment), ceux qui priveraient les Américains de souche selon lui, d’une vie meilleure, même s’il avoue, après son élection, d’être, ou de vouloir être, comme par enchantement, le président de tous les Américains.

Outrancier et caricatural
Donald Trump a inscrit ses interventions lors de ses meetings, dans la provocation, avec une visibilité outrancière sur les réseaux sociaux. Il transmet un sentiment de peur, qui divise les électeurs qui ne lui sont pas favorables de prime abord. Ses propos ne laissent pas indifférents, faisant passer au second plan les accusations portées contre lui. Un populisme qui libère cette forme d’énergie invisibles permettant de convaincre cette fange d’électeurs silencieux, mais certains de voter, question d’essayer, la nouveauté. Et puis pourquoi voter pour une femme, après avoir envoyé à la Maison Blanche un Noir, sans résultat probant, selon Donald Trump.
Les Républicains ont déniché leur candidat, à qui les sondages avaient prédit une raclée mémorable, c’était ignorer une stratégie vieille comme le monde : gagner en faisant peur, et promettant une vie meilleure en chassant ceux qui empêchent de le devenir, en l’occurrence les migrants de toute provenance, en implantant des barrières de protection économiques, c’est le protectionnisme.

Autre piste conduisant au succès de Donald Trump ?
Paradoxalement c’est la perte de vitesse du Parti Républicain, après une absence de près de 20 ans à la Maison Blanche qui a facilité l’émergence de Donald Trump. Les Républicains n’ont pas été en mesure de désigner un élu de haut rang, en mesure de battre l’adversaire démocrate, il importait de faire un coup d’éclat. Le pari s’est basé sur la fortune du milliardaire, et sur l’absence de scrupule qui le caractérise.
Donald Trump a fondé sa stratégie sur ce qu’il qualifie de détérioration économique du pays, alors que les Etats Unis d’Amérique comme le reste du monde ont traversé la crise de 2008, même si elle a pris naissance aux USA. Il a pointé du doigt les dirigeants du pays à qui il faut retirer la confiance, car ces dirigeants-là ont rabaissé la puissance américaine.Les conditions sont donc favorables au développement du populisme, habilement utilisé et sans modération.

Déstabilisation politique
Il est indéniable que les Etats-Unis d’Amérique, à l’occasion de cette élection présidentielle viennent de subir une déstabilisation politique majeure dans sa gouvernance, et surtout inquiétante, dans un pays qui demeure une énigme sociétale.
Les Européens ont du mal à comprendre que la société américaine est hétérogène, constituée d’éléments complexes difficiles à défricher. Ils devraient comprendre qu’il n’est pas possible de juger les électeurs en se mettant à leur place. Un fait est certain ; les bulletins ne se sont pas rendus de leur propre gré aux urnes, et que les électeurs américains ont adhéré aux thèses du nouveau président américain…..Cela donne à réfléchir !

EXPLICATION : Etat fédéral complexité et paradoxe :
Selon les Républicains les Etats doivent avoir la priorité par rapport à l’Etat fédéral, à Washington, une idée qu’a défendu en son temps Ronald Reagan. Pour les démocrates au contraire, parti fait des classes moyennes blanches éduquées et d’une coalition de minorités – les Noirs, les Latinos, les femmes, les minorités sexuelles – dont seul un gouvernement fort peut assurer la protection, le progrès social et économique passe par un Etat qui conserve un rôle distributif fort…..Toute la force du paradoxe américain.
Prédire la catastrophe à Donald Trump, c’est ignorer ou minimiser qu’avant son élection, quel que soit le président élu, il y avait un champ d’affrontement bien circonscrit, et demain, tout cela risque d’être chamboulé…..C’est de ce point de vue qu’on peut penser que la première mandature de Donald Trump risque d’être compliquée, même s’il possède en main, toutes les cartes, contrairement à Barak Obama.

Roger Tranquille

 

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Une réponse à “Que retenir de l’élection de Donald TRUMP ?”

  1. Géraud Dit :

    Après l’élection démocratique de Donald TRUMP par le peuple souverain, il y a lieu de craindre pour la survie du suffrage universel et que le suffrage censitaire soit réinstauré ou du moins que le corps électoral soit sensiblement réduit tant la déception et la colère difficilement contenue du microcosme médiatico-politique est GRANDE.

    Si la colère et la déception est aussi grande au sein de la classe journalistique, politique et autres aiguilleurs de l’opinion publique à travers notamment les instituts de sondage, c’est CERTAINEMENT parce que le peuple souverain a déjoué tous les pronostics de ceux qui s’érigent en berger des électeurs.

    Les insultes et procès en incompétence adressés au candidat TRUMP par ceux qui s’érigent en guide du peuple souverain étaient déjà DIFFICILEMENT supportables.
    Mais maintenant que les urnes ont rendu leur verdict, on ne comprend ABSOLUMENT PAS que la stigmatisation de Donald TRUMP puisse perdurer d’autant qu’aucun fait grave de nature à altérer la sincérité du scrutin N’AIT À DÉPLORER.

    IL EST VIVEMENT SOUHAITABLE que tous les peuples du monde SUIVENT l’exemple du peuple Américain POUR METTRE UN TERME définitif à la dictature asphyxiante des médias, politiques et autres sondeurs qui s’évertuent à vouloir ORIENTER le vote des électeurs et les flagellent ensuite si toutefois ils ont mal voté.
    Pour ne plus revivre de lynchage médiatico-politique lors de l’élection présidentielle de 2017, ne faudrait-il pas confier l’élection du président de la République française à ce groupe médiatico-politique qui pourrait difficilement s’auto-flageller si par hasard un(e) candidat(e) dont la tête ne leur revient pas, parvenait malgré toutes les précautions prises à être élu(e) ?

    Mais il est curieux que ce même microcosme qui par ailleurs flagelle les citoyens se déclarant candidats à l’élection présidentielle AU SEUL MOTIF qu’ils n’ont jamais été élus (Emmanuel MACRON), s’offusque que la candidate démocrate Hillary CLINTON ait obtenue davantage de suffrages que le candidat républicain MAIS NE S’INDIGNE PAS lorsque cette même situation se rencontre sur le territoire de la France continentale lors des élections législatives et municipales dans les villes de Paris, Marseille ou Lyon.
    Il ne s’insurge pas davantage contre L’IMPOSSIBILITÉ RÉELLE pour tout citoyen lambda de se présenter à l’élection présidentielle en raison de l’institution SCANDALEUSE d’un filtre qui prend la forme d’une condition requise difficile à réaliser et consistant à réunir 500 parrainages d’élus OBLIGATOIREMENT répartis sur AU MOINS 30 départements SANS TOUTEFOIS que plus de 50 parrainages ne proviennent d’un seul département.

    Le Front National qui tempêtait contre cette condition à chaque élection présidentielle car il rencontrait les pires difficultés à la remplir, NE LA FUSTIGE PLUS depuis qu’il dispose d’un nombre suffisant d’élus issus notamment des dernières élections régionales lui permettant de satisfaire aisément à cette scandaleuse et anti-démocratique condition, ALLANT JUSQU’À estimer que SEULS les candidats représentatifs peuvent se présenter à l’élection présidentielle.
    Ceux qui espéraient que le FN remettrait en cause la mainmise de l’establishment sur le système doivent être PROFONDÉMENT déçus.

    Comment peut-on se targuer d’être dans une démocratie si un citoyen lambda ne peut pas se présenter à l’élection présidentielle et se satisfaire qu’il soit réduit au rang d’expulseur de l’occupant du palais de l’Elysée tous les cinq ans ?

    Dans des pays sous-développés comme Haïti, on dénombre quelquefois une cinquantaine de candidats à l’élection présidentielle.

    Avec l’institution du principe de primaires pour désigner le candidat qui représentera la gauche et la droite à l’élection présidentielle de 2017, outre qu’on assiste à une RÉVOLTANTE ENTREPRISE DE VERROUILLAGE de la démocratie ainsi qu’à la création d’une nouvelle catégorie de candidats légitimés et avantagés mais les chances de voir un citoyen moyen être élu président de la République SONT QUASI NULLES quand on se réfère à ce qui a lieu aux Etats-Unis où un candidat lambda N’A PAS LA MOINDRE CHANCE d’accéder à la maison blanche.

    Aussi, le peuple doit être conscient QU’EN PARTICIPANT aux primaires de la gauche ou de la droite, IL LÉGITIME un stratagème qui ATTENTE à la démocratie.
    C’est aussi un moyen habile de marginaliser le Front National qui court un risque d’explosion si jamais il adopte le principe des primaires pour désigner son représentant à l’élection présidentielle.
    Pour le FN c’est CETTE FOIS OU JAMAIS pour accéder à l’Élysée.

    On connaissait les candidats tout court mais voilà donc qu’une nouvelle catégorie fait son apparition, LES CANDIDATS LÉGITIMÉS, aux côtés des candidats REPRÉSENTATIFS du Front National comme si la condition infranchissable de 500 parrainages avec ses déclinaisons ne suffisait pas.
    D’ailleurs si un groupe de citoyens lambda se réunissait et décidait d’organiser une primaire ouverte pour désigner le candidat qui le représentera à l’élection présidentielle, IL N’EST PAS CERTAIN qu’il recueillerait les parrainages nécessaires pour être officiellement candidat alors qu’il a pourtant été légitimé par le peuple.
    Mais COMMENT un candidat PEUT-IL SE TARGUER d’avoir été légitimé quand ce n’est qu’une FRACTION du corps électoral qui a voté pour lui ?
    Par ailleurs, on ne peut pas exclure qu’un candidat qui ne serait pas revêtu de LA PRÉTENDUE légitimation des primaires puisse être malgré tout élu président de la République.
    Dans cette hypothèse, est-ce que les aiguilleurs de l’opinion publique réclameront la démission du nouvel élu AU MOTIF qu’il ne s’est pas soumis au tamis des primaires ?

    L’abandon du nom UMP au profit de « Les Républicains » par la droite témoigne de la volonté de dupliquer le modèle américain.
    On HALLUCINE en entendant certains se féliciter du bel exercice de démocratie que constituent les primaires alors qu’elles restreignent le choix des électeurs aux présidentielles puisqu’il leurs ait imposé un candidat légitime.

    Non seulement l’électeur ne peut se présenter à l’élection présidentielle mais son choix est lamentablement borné.

    L’élection du président de la République au suffrage universel direct pour mettre un terme à la République des partis a été institué sous l’impulsion du général de GAULLE mais certains qui se réclament POURTANT de lui vantent les vertus des primaires, pratiquées aussi bien à droite qu’à gauche, qui paradoxalement réintroduit la République des partis.

    Depuis l’élection inattendue de Donald TRUMP, conscients qu’ils jouent leur crédibilité ainsi que leur raison d’être qui est D’INFLUENCER les électeurs, à l’occasion des élections à venir, les instituts de sondage recourent à une technique qui consiste à créditer BRUSQUEMENT de plusieurs points un candidat À SEULEMENT QUELQUES JOURS du jour du scrutin au cas où cedit candidat créerait une surprise, pour ne pas être définitivement discrédité.

    Mais ce subterfuge ne trompe personne.

    Il en a été fait usage à l’occasion des primaires de la droite et du centre avec François FILLON qui à la veille ou l’avant-veille du premier tour a été crédité de pas moins 30 % des intentions de vote et donné carrément en tête dans un sondage réalisé par IPSOS pour le quotidien Le Monde sans que l’on sache NI POURQUOI NI COMMENT.
    Pour essayer de se rattraper, les sondeurs prétendent que 50 % des électeurs ont fait leur choix en pénétrant dans l’isoloir.
    Mais SUR QUELS BUREAUX TEST se sont-ils appuyés pour avancer un tel chiffre étant donné que c’est LA TOUTE PREMIÈRE FOIS qu’une primaire est organisée pour la droite et le centre ?

    Que Donald TRUMP soit adulé ou honni, son élection a L’INESTIMABLE MÉRITE de sinon discréditer les instituts de sondage du moins d’écorcher leur image et fiabilité.
    Les électeurs Français DOIVENT DUPLIQUER le cas TRUMP en votant MASSIVEMENT pour un candidat à qui les sondages prédisent un score médiocre et les journalistes ne font aucun cadeau, notamment lors des élections majeures (présidentielles, européennes) pour qu’on soit DÉFINITIVEMENT débarrassés de LA DICTATURE des sondages, des médias, journalistes, politiques et autres sachants QUI VEULENT S’ÉRIGER en aiguilleurs du peuple qu’ils flagellent si jamais son choix leur déplaît ET VOUDRAIENT LE CONFINER AU RÔLE DE VIDEUR de l’Élysée tous les cinq ans.

    IL NE FAUDRAIT PAS que les électeurs minimisent et laissent filer une telle occasion.

    La marginalisation et le déclin significatif du Front National CONSTITUENT LE VÉRITABLE ENJEU DES PRIMAIRES.
    Le souci de légitimer un candidat EST TOUT À FAIT SECONDAIRE.

    Si Nicolas SARKOZY, qui est foncièrement anti-Front National, peut-être déçu de n’avoir pas remporté les premières primaires de la droite et du centre, CEPENDANT sa déception est CERTAINEMENT amoindrie au regard de l’enjeu des primaires.
    IL N’EST PAS TOTALEMENT EXCLU qu’il soit candidat à la faveur d’évènements tragiques (attentats) dont la France continentale serait le théâtre.

    Il appartient au peuple Français d’emboîter le pas au peuple Américain qui a porté à la maison blanche un candidat à qui les sondages prédisaient une défaite.
    Le score impressionnant réalisé par François FILLON constitue UN PREMIER PAS mais LA RÉBELLION contre cette dictature des sondages et de la classe médiatico-politique DOIT SE POURSUIVRE quitte à porter au pouvoir un(e) candidat(e) décrié(e) ou diabolisé(e).

    De toute façon, QUELLE QUE SOIT la personne qui occupera la plus haute fonction de l’Etat, IL NE FAUT PAS S’ATTENDRE à des bouleversements.
    Si la candidate du FN est élue président de la République, elle ne pourra VRAISEMBLABLEMENT pas appliquer son programme en matière d’immigration NOTAMMENT.

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