Départementalisation, politiques, confusions……Comprendre !

Départementalisation, politiques, confusions……Comprendre !

Mars 1946, la colonie martiniquaise devient département français, elle franchit un pas important, se met en marche vers la modernité. Marche vers une évolution culturelle, sociale économique, pour la masse. C’est la « fin des privilèges réservés à certains », et l’accès progressif à la Culture, une marche très longue, parsemée d’écueils, il faut les franchir !

La culture de masse
«La culture de masse désigne une forme de culture liée à la société contemporaine ; elle est souvent associée à une société de consommation, où les rapports entre les hommes sont pour un grand nombre fondés sur, ou régis par des processus économiques, et où la consommation et les volontés des entreprises » …C’est la définition courante que chacun peut trouver dans les différents dictionnaires.

Les effets de la culture de masse en Martinique
Ils se ressentent notamment par l’apport massif des films de moyenne qualité en provenance des Etats Unis d’Amérique, après les années 39/45, après donc la seconde guerre mondiale. Vient ensuite la radio, elle s’installe sur la scène culturelle, la RTF émet environ 6 heures par jour dans les années 50 à 55, prend ensuite une dimension nouvelle avec la démocratisation de la bande FM, après 1981.
L’avènement de la télévision date de 1964, et la 1ère émission de télévision a lieu le 21 décembre, l’île compte 200 postes en 1965, pour 2h30 de programmes quotidiens. Moins de 20 ans plus tard, plus de 85% des foyers possèdent un téléviseur.
C’est également en 1964 que France-Antilles s’installe en Martinique, et devient un quotidien quelques années plus tard, révolutionnant la presse écrite locale.
Ce sont les années de, ce qu’il convient d’appeler le boum des naissances en Martinique, avec des effets induits conséquents sur les effectifs scolaires, entrainant une réelle démocratisation de l’enseignement secondaire dans le département, se traduisant par les constructions de nombreux lycées, les cours complémentaires étant transformés en collèges.

Pause d’explication. Le boum des naissances, l’augmentation des effectifs dans les écoles, les nombreuses constructions de lycées, l’augmentation du nombre de bacheliers en Martinique, sont indissociables.
Il y a urgence, et risque d’endettement ; urgence pour doter le département des outils indispensables à son évolution culturelle, une obligation, mais un risque d’investissement face à l’incompréhension et à la lenteur des instances parisiennes, éloignées des réalités locales.
Une prise de décision devient incontournable pour la gouvernance en place à la Région. Les omelettes ne se font pas sans casser les œufs, Camille Darsières Président de Région et son équipe le savent, c’est un état d’urgence pour la jeunesse martiniquaise, cependant les moyens financiers de la Région sont dérisoires.

3600 places et trois lycées : Acajou 1, Acajou 2, et Joseph Zobel créés tout de même, en un temps record, entre 1989 et 1991, accueillant 3 600 élèves, un véritable exploit !
A titre comparatif, la Région sous Alfred Marie-Jeanne a construit les lycées de Bellefontaine et de Ducos en 12 ans avec 3600 places, et des moyens financiers trois fois plus importants.

Politique, nostalgie, mémoire défaillante !
Aujourd’hui, des politiciens nostalgiques mal intentionnés, des fonctionnaires indépendantistes sans projet reprochent à Camille Darsières d’avoir endetté la Région, laissant la charge à l’équipe suivante arrivée à la gouvernance par défaut, établissant un parallèle avec la situation actuelle, on croit rêver !

Ne pas confondre KOKO épi ZABRIKO. S’il y a eu dépassement des possibilités financières de l’institution, il n’y a pas eu de mauvaise gestion, ni de détournements de fonds, ni falsification de documents, ni favoritisme. Les petits Martiniquais sont les seuls bénéficiaires, pas un proche parent. Le temps est révolu, où seuls des privilégiés se voyaient proposés le passage du cours complémentaire en seconde aux Lycée Schœlcher, Technique, ou des Jeunes Filles pour accéder à l’enseignement secondaire, une infime minorité, environ deux ou trois de chaque Cours Complémentaire par commune…..Tous les petits Martiniquais sont égaux aujourd’hui.

Le TCSP, les Lycées le Tourisme Des transports modernes avec un projet du TCSP revu et corrigé, la mise aux normes antisismiques des lycées, la modernisation de l’outil touristique en attendant l’étape pour la rénovation des établissements hôteliers, Sont-ce là des dépenses inutiles ?

La Martinique dans le sens de l’évolution culturelle mondiale
Les informations radiophoniques télévisées, la presse écrite, sont accessibles aux Martiniquais, qui se rendent compte en même temps que les Français du continent, de tout ce qui se passe dans le monde, en Europe, et depuis quelques temps Internet met tout le monde sur un pied d’égalité, il devient hasardeux de raconter des contes de veillées aux électeurs.
La Martinique comme beaucoup de pays, voit croître régulièrement son niveau scientifique et culturel, et de plus en plus se met en évidence de manière naturelle, une véritable conscience culturelle martiniquaise existe, il faut encore plus, mais pas besoin de pousser à bout. Le système de santé, la protection sociale, se généralisent, même s’il y a des ajustements, et des améliorations à opérer. Toutefois, la Martinique n’est Département que depuis 70 ans, et de vieux réflexes, de vieux démons subsistent encore outre Atlantique, il faut les gommer, savoir les contourner juridiquement, les éliminer, grâce à une politique intelligente, et non par des alliances de circonstance pour le pouvoir, en sauvegardant ses intérêts.

Il reste encore à faire, pas de précipitation….
Certains voudraient aller plus vite que la musique, en raison de paramètres qu’il serait inconvenant de dénoncer, par respect pour les politiciens respectueux de leur mission.Une pause s’impose sur la question statutaire pour éviter la saturation des Martiniquais. 70 ans c’était encore hier, et il convient de savoir après mûres réflexions, ce qu’il faut pour le pays Martinique, et non assouvir un désir personnel, par idéologie, ce qui ne sèmerait que division, la pire ennemie de la réussite……Il faut des projets, pas des inepties statutaires.

Le bilan de 70 ans de départementalisation
Qui peut affirmer qu’il est négatif ? Alors que celui-là donne les raisons de l’échec de 70 ans de départementalisation, chiffre à l’appui ! Le temps est arrivé où il ne faut pas raconter n’importe quoi aux Martiniquais, leur faire avaler des couleuvres, dans le seul but de satisfaire ses idées, ses idéologies. Certes rien n’est parfait, mais tout bousculer pourrait être la pire des solutions. Il convient de cibler les inégalités sociales entre la France et l’Outremer, et pas uniquement avec la Martinique, inégalités sociales induisant le développement lié à une économie sous perfusion et assistée, c’est le vrai combat à livrer, il convient d’avoir la volonté de prendre une part active au plus haut niveau de la gestion de la Nation française, pour le mieux de Martinique.

Roger Tranquille

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