Accueil Politique CLAUDE LISE : METTRE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL AU-DESSUS DE L’INTÉRÊT PARTISAN

CLAUDE LISE : METTRE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL AU-DESSUS DE L’INTÉRÊT PARTISAN

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Chers concitoyens,

La fusion des listes conduites précédemment par Alfred MARIE‐JEANNE et Yann MONPLAISIR fait partie de ces évènements qui surviennent dans des circonstances exceptionnelles quand des responsables politiques savent se hisser à la hauteur de la situation à laquelle ils sont confrontés.

La Martinique connait actuellement une situation d’une exceptionnelle gravité : sur le plan économique et social bien sûr, mais aussi en ce qui concerne l’état de régression démocratique que nous connaissons depuis 5 ans.

Eh bien, face à cette situation, des femmes et des hommes politiques ont démontré qu’ils étaient capables de mettre l’intérêt général bien au‐dessus, de tout intérêt partisan ou personnel.

Ils ont fait le constat que dans la présente campagne ils dénonçaient les mêmes responsables de la situation actuelle. Qu’ils défendaient par ailleurs des projets comportant beaucoup de points de convergence.

Ils se sont rendu compte qu’ils partagent en fait, malgré leurs convictions idéologiques différentes, des valeurs essentielles et notamment une même exigence démocratique. Qu’ils partagent également une certaine conception de la pratique politique et de la gestion des affaires publiques.

Alors, ils ont considéré qu’ils avaient un devoir impératif : celui de se rassembler ! Pour empêcher qu’une coalition minoritaire parachève sa mainmise sur la quasi‐totalité des leviers de pouvoir local; et pour assurer les conditions d’un changement salutaire de politique.

Le rassemblement s’est opéré sur la base d’un contrat de mandature à mettre en œuvre ensemble, en partageant les responsabilités que cela implique, dans le respect des convictions de chacun.

C’est pourquoi j’ai proposé, comme un geste symbolique fort, de céder la tête de section Nord à Yann MONPLAISIR et de prendre de ce fait la troisième place.

C’est ce qui me permet de vous inviter à voter dimanche prochain pour la liste GRAN SANBLE  POU BA PEYI‐A AN CHANS conduite par Alfred MARIE‐JEANNE.

Martinique, le 10 décembre 2015

Claude LISE

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2 Commentaires

  1. Géraud

    12 décembre, 2015 à 13:43

    Est-ce qu’une alliance conclue entre les deux tours d’une élection est condamnable parce qu’il y aurait une forme de trahison de l’électeur ?

    Si c’est le cas, cela signifie qu’un candidat malheureux ou une liste qui ne peut pas se présenter au second tour ne devrait pas appeler à voter pour un autre candidat ou une autre liste parce que c’est aussi une forme de trahison de l’électeur même si ce dernier peut accepter ou refuser de suivre la consigne de vote qui lui est indiquée.
    Les consignes de vote sont pourtant monnaie courante lors des seconds tours d’élections présidentielles, législatives, cantonales (départementales), régionales, municipales.

    S’agissant des alliances qui interviennent avant le premier tour d’une élection, elle peut être considérée comme une forme de trahison de l’électeur dans la mesure où les deux partis politiques qui s’allient peuvent avoir des positions diamétralement opposés sur certains sujets sensibles en autre.

    Il n’y a donc pas de différence entre une alliance conclue avant le premier tour et une conclue entre les deux tours d’un scrutin dans la mesure où l’électeur est libre de son vote dans tous les cas de figure.

    Par contre, si une liste arrivée en troisième position se maintient au second tour, elle risque, d’être victime du vote utile en faveur des deux listes arrivées première et seconde à l’issue du premier tour.
    Il faudrait que le maintien de la liste arrivée en troisième position soit justifié par des raisons solides autrement cela revient à se tirer une balle dans le pied.

    On peut considérer qu’une profonde divergence sur le statut politique d’un territoire constitue une raison rédhibitoire à la conclusion de toute alliance avec une autre.
    Mais si le statut du territoire en question ne peut pas changer pour diverses raisons (absence de matières premières, vulnérabilité économique, exposition fréquentes et récurrents aux éléments naturels, dépendances d’une grande partie de la population aux revenus de transfert, etc.), pourquoi une alliance avec un parti indépendantiste devrait-elle être condamnée ?

    D’ailleurs, est-ce que le mot d’ordre d’indépendance brandi par ce parti qui se prétend indépendantiste n’est pas qu’une simple posture politique étant donné qu’objectivement les conditions pour que ce but soit atteint ne sont pas réunies et ne le seront vraisemblablement pas un jour ?

    Dès lors, agiter l’épouvantail de l’indépendance pour tenter de discréditer et apeurer l’électeur décrédibilisent tous ceux qui se livrent à cet exercice.
    Aussi, pourquoi une liste arrivée en troisième position au premier tour, devrait-elle se priver de s’assurer d’avoir à coup sûr des élus dans une assemblée et occuper des postes au sein de l’organe de décision d’une collectivité territoriale ?

    On a du mal à saisir le raisonnement qui conduit à flageller une alliance conclue entre deux partis politiques dont l’un serait prétendument indépendantiste surtout que dans le contrat de gestion sur lequel repose l’alliance, il est clairement stipulé que la question du statut ne sera en aucun cas remis sur le tapis durant toute la durée de la mandature.
    Cette disposition devrait au contraire rassurer, apaiser, ravir au lieu d’inquiéter outre mesure.

    Condamner cette alliance témoigne d’un désarroi qui ne peut qu’affaiblir électoralement l’organisation politique qui la fustige avant le second tour.

    Répondre

  2. Géraud

    11 décembre, 2015 à 16:52

    La droite hier ostracisée, vouée aux gémonies, a su conclure en bonne intelligence un contrat de mandature avec des Martiniquais qui se disent indépendantistes.
    Comment nous progressistes qui étions tant vilipendés par le passé pour être partisans de l’autonomie de la Martinique, pouvons-nous aujourd’hui fustiger la droite parce qu’elle a su conclure une alliance de gestion avec des Martiniquais qui ne peuvent aucunement octroyer l’indépendance à la Martinique qui a d’ailleurs massivement rejeté l’autonomie qui lui était proposée le 10 Janvier 2010, si tant est que les conditions puissent être un jour réunies ?
    C’est un mauvais procès fait à la droite et les électeurs qui n’apprécient guère le procédé qui consiste à diaboliser à outrance sans raison d’être, feront certainement comprendre aux accusateurs amnésiques qu’ils ne sont pas des demeurés, qu’ils savent pertinemment qu’il ne s’agit nullement dans cette élection de conduire la Martinique à on ne sait quelle indépendance.
    On ne peut qu’être révulsé de constater que nos dirigeants usent des mêmes méthodes détestables auxquelles notre parti le PPM a été injustement soumis pendant des décennies, et être qu’attristé que ce soit notre président sortant du conseil régional qui est en pointe dans la dénonciation d’une alliance qu’approuve l’écrasante majorité des électeurs puisqu’il s’agit de gérer une collectivité territoriale et de rien d’autre.
    Le seul fait de dénoncer en des termes excessifs une alliance qui fera cohabiter deux tendances politiques certes antinomiques mais avant tout soucieuses de l’avenir de la Martinique, au sein de la CTM relève de l’erreur politique majeure puisque cette cohabitation plaît à nombre d’électeurs.
    En sus, Serge LETCHIMY démontre, par ses propos hargneux, qu’il est pris de frayeur.
    Peut-être que s’il avait eu un bilan remarquable et un comportement irréprochable, nous n’en serions pas là aujourd’hui.
    Comment un président d’une grande collectivité peut-il se permettre de provoquer publiquement un de ses collègues en duel physique (Louis-Félix Vincent DUVILLE), en découdre physiquement avec un avocat Martiniquais (Georges-Emmanuel GERMANY) et envoyer une chaise dans sa direction lors des discussions qui avaient lieu à l’hôtel de région pour tenter de mettre un terme à la grève menée par les marins pêcheurs sur le port de Fort-de-France à la suite de l’interdiction administrative de pêcher dans les zones chlordéconnées ?
    Le recul sensible en termes de voix enregistré par rapport aux élections régionales de 2010 de EPMN, tient certainement au bilan médiocre et au comportement belliqueux de notre président.
    Après ces élections territoriales, toutes les leçons devront être tirées pour qu’on n’en arrive plus à ce genre de situation peu enviable.

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