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PEM972 : Profession de foi

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Mes 10 Chantiers prioritaires

POUR LE CENTRE ATLANTIQUE : NOTRE ENGAGEMENT EN 10 CHANTIERS PRIORITAIRES

1 – CHÔMAGE

« Innover pour notre jeunesse et l’emploi »

M. Pierre H – Chômeur :

A quoi bon être diplômé ? J’ai suivi une formation depuis 3 ans et je n’ai jamais travaillé !

Philippe EDMOND-MARIETTE (PEM) :

Oui. Le constat est dramatique. C’est pourquoi, Bâtir le Pays Martinique propose un audit de tous les secteurs, afin d’identifier les niches d’emplois les plus importantes. Mais dans l’immédiat, je souhaite soutenir la proposition du nouveau Président de la République, des « contrats d’avenir » et des contrats « nouvelle génération».

Mais ce n’est pas suffisant. Il convient d’y ajouter la mise en place d’un grand chantier « formation professionnelle et emploi ».

Cela passe par la création d’un contrat d’insertion économique permettant à toutes les TPE (Très Petites Entreprises) et PME (Petites et Moyennes Entreprises) de moins de 21 salariés, d’embaucher un jeune de moins de 30 ans, en contrepartie d’une exonération sur 5 ans des charges patronales et salariales, avec accompagnement d’un tuteur et la création d’une cellule de suivi avec l’Etat (Pôle Emploi), les Collectivités Territoriales (Région et Département) et les organismes de formation (CCIM et OPCA AGEFOS).

2 – DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

« Du pacte colonial au contrat de Partenariat »

M. Henry M – Artisan : Les mesures annoncées par le nouveau Président de la
République, sont-elles suffisantes pour permettre un réel développement ?

PEM : Vous Avez raison, les mesures contenues dans le programme du
Président méritent d’être étoffées :

• D’abord par la création d’outils financiers, le renforcement des
dispositifs existants, mais surtout la création d’une banque d’investissement
public local,

• Par l’élargissement des zones franches sur toute la Martinique, pour
toutes les entreprises de moins de 25 salariés et dans tous les secteurs y
compris les indépendants, les professions

libérales et le commerce.

Durée du dispositif : 10 ans avec sortie progressive et réutilisation citoyenne
de l’économie réalisée pour aider à l’emploi par l’insertion des jeunes,
renforcer les fonds propres, et servir une prime d’intéressement au tuteur de
chaque jeune en formation.

• Par l’adaptation de certains marchés publics aux PME de l’Outre-Mer,

• Par la mise en place du mécanisme de compensation pour les TPE et PME,
créancière de l’Etat ou des Collectivités locales, à hauteur de 50 % de leur
créance, pour régler ainsi les charges sociales et fiscales dont elles sont
débitrices sur certificat de crédit du comptable public.

3 – SÉCURITE

« Education et prévention »

M. Alex B – Fonctionnaire de Police :

Notre métier est de plus en plus difficile, les jeunes délinquants n’ont
plus peur de rien. De plus, Maître, vous plaidez pour qu’ils soient remis en
liberté !

PEM : Une société qui pratique le tout carcéral, se condamne lentement à
mourir.

Il faut conjuguer répression avec prévention et éducation. Il est indispensable
de mettre en place une structure d’accueil, offrant une autre alternative que
la prison de DUCOS et traiter la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs
en urgence, par des mesures appropriées, leur permettant d’être des citoyens
intégrés avec un suivi imposant obligations et devoirs. Pour ce faire, il
s’avère nécessaire et indispensable de créer sur le Centre de Tracé « le CLAIR
LOGIS » (entre Gros- Morne et Trinité), propriété du Conseil Général, un centre
éducatif renforcé d’insertion et de formation avec un milieu fermé pour les
courtes peines et un milieu ouvert pour les peines alternatives, et la mise en
place d’ateliers, de qualifications professionnelles : carrosserie, tôlerie,
peinture, métiers de l’environnement, boulangerie, électricité, informatique
etc…

4 – SANTE ET HOPITAL PUBLIC

« La santé n’a pas de prix mais elle a un coût »

M. Manuel V – Syndicaliste :

Que faire contre le démantèlement de l’hôpital public, et il y aura-t-il
des

licenciements avec la fusion ?

PEM : Il faut sortir de la logique de l’hôpital public géré comme une
entreprise. Pour ce faire, l’Etat doit assumer sa mission de service public. La
tarification par l’activité (T2A) doit être partiellement réformée, par l’ajout
d’une enveloppe globale pour les missions générales de santé. Je propose
d’accompagner la création du CHU unique de la Martinique par une
recapitalisation des fonds propres avec comme corollaire : l’apurement des
créances irrécouvrables et l’augmentation du coefficient géographique.

De plus, il faut protéger les emplois existants et interdire tout
licenciement, la reconversion professionnelle devant être sanctuarisée et
réalisée avec la nécessité du développement du secteur médico- social.

Pour ce faire, il faut créer les structures indispensables à
l’accompagnement des personnes âgées et de toutes celles atteintes d’handicap
ou toute autre maladie invalidante.

L’Etat doit assurer le financement du secteur médico-social, comme il
s’était engagé officiellement à le faire depuis plus de 3 ans.

5 – OCTROI DE MER

« Recette utile mais qui ne doit pas pénaliser la production locale »

M. Paul S – Elu Municipal :

Comment faire pour que Bruxelles maintienne cette recette indispensable
pour nos communes ?

PEM : Cette question est d’une brûlante actualité. Taxe séculaire perçue au
passage en douane des marchandises, elle pose problème depuis la création de
l’Union Européenne.

Nous bénéficions d’une prorogation du système actuel jusqu’en fin décembre
2014. Mais cette ressource est indispensable aux Collectivités, compte tenu de
la faiblesse de leurs bases fiscales.

Je propose de préserver et de pérenniser cette ressource fiscale, mais d’en
modifier la perception pour protéger la production locale, et pourquoi pas,
sous la forme d’une TVA régionale compatible avec les lois communautaires.

6 – AGRICULTURE

« Soutenir et diversifier la production locale »

M. Ferdinand C – Agriculteur :

La profession est en train de mourir, même la banane semble être condamnée,
en tant que Député que pouvez-vous faire ?

PEM : D’abord, il faut défendre et préserver la banane Martiniquaise et
Guadeloupéenne et la soutenir à Paris et Bruxelles.

Il faut de plus constituer une banque de terre agricole et renforcer les
aides locales particulièrement celles à l’adresse des jeunes agriculteurs.

En s’appuyant sur la Collectivité Régionale, nous devons obtenir que les
fonds européens réservés à l’agriculture facilitent la modernisation des outils
de production et des pratiques agricoles allant dans le sens du développement
durable.

Dans le même temps, créer un label Produit Agricole de Martinique
accompagné d’une démarche marketing innovante en concertation avec les
professionnels.

Obtenir de l’Etat un concours complémentaire pour assurer la recherche et
le développement et aussi pour lutter contre la pollution des sols et permettre
ainsi une diversification pérenne indispensable.

7 – PÊCHE ET MER

« Redevenir l’une des fiertés du savoir- faire Martiniquais »

M. Grégory F – Chômeur :

Je vis au Robert, j’ai envie d’être marin- pêcheur. Mais ce métier a-t-il
encore un avenir ?

PEM : Oui, mais à la condition d’accompagner les professionnels de la mer
et d’être à l’écoute du Comité des Pêches afin de redynamiser ce secteur. De
plus, quatre Villes de la circonscription sont tournées vers la mer, ce
pourquoi je propose la création d’une cité professionnelle de la mer avec le
concours de l’Etat et de la future Collectivité Unique de Martinique. Garçons
et filles pourront y apprendre tout ce qui touche :

• le monde-marin et ses composantes (pêche et confection de tous les
accessoires indispensables à la pratique professionnelle),

• La construction navale et les métiers dérivés,

• Les métiers de l’environnement liés à l’eau, aux rivières et à la mer,

• Le droit maritime et la météo-marine, • Les métiers touchant tous les
sports

d’eau et de la mer.

S’ajouterait à cette nouvelle cité professionnelle, la création d’un « musée
Martiniquais de la mer » afin de pérenniser l’histoire de nos aînés, nos
traditions (yoles, gommier etc…).

8 – ENVIRONNEMENT

« Une urgence, la nouvelle donne énergétique »

Mme Catherine V – Infirmière :

Les pollutions environnementales nous menacent, que proposez-vous pour
lutter contre ce fléau ?

PEM : Aucun pays ne peut se passer du respect des grands équilibres
écologiques.

Aussi nous avons besoin d’une nouvelle approche écologique et environnementale.

• L’eau c’est de l’or bleu. Cette ressource doit être mieux captée,
traitée, préservée, redistribuée et le prix au mètre cube unifié quel que soit
le quartier de la Martinique où l’on se trouve.

• Pour les énergies renouvelables il est indispensable d’amplifier les
efforts entrepris, la dépendance à l’énergie fossile doit être réduite.

• Le développement du photovoltaïque est incontournable et en élevant le
niveau technologique des opérateurs, il crée une vraie alternative mais est
aussi une niche pour des centaines d’emplois.

Aussi, il faut promouvoir un plan énergétique avec le concours des
collectivités territoriales.

• Le traitement de nos déchets doit être amélioré, et il faut doter de
moyens supplémentaires les Communautés d’Agglomération, qui font face avec
détermination et des moyens insuffisants à cette obligation, tout en assurant
aussi la collecte.

9 – LES NOUVELLES TECHNOLOGIES (NTIC)

« S’ouvrir au monde grâce à l’arc en ciel numérique »

M. Laurent P – Etudiant :

Internet est indispensable, mais cela coûte très cher et de plus le débit est
très faible : 3 heures pour charger un cours, 10 heures pour charger un film ?

PEM : Oui, c’est une vraie discrimination, je l’appelle d’ailleurs la
cassure numérique. Internet nous offre une chance exceptionnelle de sortir de
notre isolement et assure aujourd’hui le développement des territoires et
l’accès à la société de la connaissance.

Il faut conformément à l’article 49 de la LODEOM, traitant de la continuité
territoriale, imposer à l’ensemble des opérateurs la réduction des coûts,
l’augmentation et la diversification des offres, dans les mêmes conditions que
celles de l’hexagone.

Ce sujet doit occuper une place majeure lors de la conférence économique de
l’Outre-Mer proposée par le nouveau Président de la République.

En liaison avec les entreprises, l’université et la société de
l’information, votre député agira auprès du Gouvernement pour la mise en place
d’un programme spécifique de rattrapage pour les Outre-Mer, singulièrement pour
la Martinique.

10 – INSTITUTION

« La mise en place d’une collectivité unique mais pas inique »

M. Valentin X – Conseilleur Communautaire :

Cette réforme tant souhaitée par les élus ne va-t-elle pas en 2014 briser notre
pacte démocratique ?

PEM : Cette réforme était indispensable, car il faut faire disparaître sur
le même territoire la coexistence de deux assemblées. Il convient de rappeler
que le nouveau Président de la République a prévu d’abroger la loi relative à
la réforme territoriale créant le conseiller territorial. La Martinique n’est
pas concernée car il a prévu de respecter le choix de la population et de ses
élus. Toutefois la loi adoptée en juillet 2011 comporte des points qui portent
atteinte à l’équilibre démocratique.

Certes aucun mode de scrutin n’est parfait, mais le mécanisme retenu avec
quatre sections et des listes à la proportionnelle me paraît trop complexe et
mérite d’être amendé.

Mais le point le plus important porte sur la prime majoritaire qui ne peut
être maintenue en l’état, et réduit l’opposition au-delà de la nécessité d’une
stabilité fonctionnelle.

L’ensemble des élus doit accepter de débattre de sa mise en œuvre, sans
remettre en cause l’avènement en 2014 de la Collectivité Unique.

 

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