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L’avenir de la Guadeloupe se joue à l’Elysée

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Nicolas Sarkozy reçoit les élus de Guadeloupe (Victorin Lurel pour la Région, Jacques Gillot pour le Département, René Noël pour l’association des maires, et les parlementaires Lucette Michaux-Chevry, Jeanny Marc, Eric Jalton, Daniel Marsin et Gabrielle Louis-Carabin), ce lundi 14 février à 11 heures, au palais de l’Elysée.Comme il s’y était engagé lors de ses vœux aux Français d’Outre-mer le 9 janvier dernier, le président de la République évoquera avec les élus les demandes d’adaptations institutionnelles qu’ils ont exprimées lors de leur Congrès du 28 décembre dernier.

Les représentants guadeloupéens ont demandé l’application de la réforme territoriale*, qui a été adoptée par le Parlement le 16 novembre dernier pour l’ensemble de la Nation, avec une demande d’ajustement en ce qui concerne le nombre d’élus (ils en voudraient 65 au lieu de 43), et le mode de scrutin. Ils voudraient qu’il fasse une large place à la représentation proportionnelle.

Lors de son discours de voeux aux Français d’outre-mer, Nicolas Sarkozy s’était montré réticent : « Vos élus souhaitent que soient appliquées des règles spécifiques, distinctes de celles du reste de la France (…)  Les élus guadeloupéens n’ont donc pas fait le même choix que les élus martiniquais et guyanais, qui ont souhaité une collectivité unique. C’est leur droit (…) Je note toutefois que c’est bien le passage à la collectivité unique, en Martinique et en Guyane, qui a permis l’adoption de règles particulières. La question posée est donc, en réalité, de savoir jusqu’où l’on peut adapter le droit de la République outre-mer sans passer par l’une des évolutions institutionnelles explicitement prévues par notre Constitution et qui nécessitent toutes le consentement des électeurs. » Le conseiller outre-mer du président considérait d’ailleurs, à la veille de ce discours, que ces deux points d’adaptation étaient « des points lourds et non de simples aménagements ». Il considérait le passage de 43 à 65 élus comme « une hausse significative qui nécessiterait bien plus qu’un simple petit redécoupage cantonal ».

Pour Nicolas Sarkozy, il s’agit d’une question de droit mais  aussi de principe. « Je considère, disait-il encore à Petit-Bourg, qu’il faut analyser toutes les conséquences de cette proposition et ne pas répondre à chaud. » Il répondra donc à froid aujourd’hui. Au risque que ça prenne pour nos élus des airs de douche écossaise !

FXG (agence de presse GHM)

*Les conseillers territoriaux remplaceront en mars 2014 les 84 conseillers généraux et régionaux. Ils siègeront à la fois au conseil général et au conseil régional qui conserveront chacun leur exécutif.

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