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3 QUESTIONS À JEAN-CLAUDE FILIN,

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 JEAN-CLAUDE FILIN, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU MPR ET CANDIDAT AUX CANTONALES À RIVIÈRE-PILOTE : « Que la démocratie ne soit pas un vain mot à Rivière-Pilote! »

Vous dénoncez avec énergie l’absence de démocratie que vous constatez au niveau de Rivière-Pilote ?

En qualité de secrétaire général du Mouvement du Peuple pour la Responsabilité (MPR) créé le 5 décembre 2010, et de candidat représentant ce mouvement aux élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, sur le canton de Rivière-Pilote, dans le souci d’informer le peuple et notamment les pilotines et les pilotins sur le contenu de la philosophie du MPR, j’ai personnellement pris l’attache, début décembre, du directeur de la radio « RLDM » , installée à Rivière-Pilote, pour solliciter, sinon un créneau horaire hebdomadaire comme en bénéficient déjà d’autres organisations politiques bien implantées sur ce territoire, une émission politique ponctuelle. J’ai confirmé ma demande verbale par un courrier, puis relancé le directeur de la radio qui m’a assuré de sa prompte réponse. Après plus d’un mois et demi d’attente, aucune réponse écrite, aucun appel téléphonique.

Et vous en concluez quoi ?

Que ceux qui ne partagent pas un certain point de vue politique sont interdits d’expression sur RLDM, ceux qui ont droit de cité voient leurs interventions politiques rediffusées plusieurs fois dans une semaine! Et dans le même temps, régulièrement sur cette radio, les intervenants, toujours les mêmes, vantent « l’esprit démocratique » de la radio ouverte à tous! Au nom du MPR, je fustige ce fonctionnement antidémocratique qui est d’autant plus condamnable que cette radio associative vit presque essentiellement de fonds publics, donc de nos impôts.

Mais vous ne vous en prenez pas uniquement à la radio ?

Oui tout à fait car l’ostracisme ne s’arrête pas là.

Conformément à la loi, avant l’ouverture officielle de la campagne, des réunions privées peuvent être organisées. Lorsqu’ils sont sollicités, les maires se doivent de respecter le principe de l’égalité de traitement des candidats. À Rivière-Pilote, le candidat du MIM dispose des infrastructures communales comme les cantines des écoles ou autres salles pour des réunions privées.

Quand le candidat du MPR sollicite la ville, par courrier, par téléphone ou en se déplaçant à la mairie pour utiliser ces équipements publics pour des réunions privées, il obtient le silence comme seule réponse.

J’estime qu’un tel comportement, illégal et antidémocratique, prive les pilotins de la pluralité de l’information. Je demande donc publiquement que pour cette élection, tous les candidats et mouvements politiques qui se présentent sur Rivière-Pilote soient traités de manière égale, tant sur la radio associative que pour l’utilisation des équipements publics.

France Antilles du 03-02-2011

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2 Commentaires

  1. Obéro

    12 février, 2011 à 10:16

    On a envie de demander à cet autre « croisé de la Démocratie » que semble être M.FILIN ce qu’il pense des formulaires d’aide de la Région (personnes en difficultés, occupants sans titre et étudiants) qu’on est en train de mettre en ce moment dans les boites à lettre des quartiers populaires de Fort de France. Il nous dira sans doute qu’il n’en sait rien puisqu’il n’est pas PPM. Ce qui m’est insupportable c’est c’est manière indécente et cynique de dénoncer ce que soit même on pratique une fois au pouvoir. C’est exactement ce que j’appelle la conception utilitaire de la Démocratie, la pire des perversions de ce système. Autre question à M.FILIN, grand démocrate devant l’Eternel, combien de mandat compte t-il exercer en même temps et pour combien de temps? Je ne nie pas qu’il puisse y avoir des critiques à faire à la municipalité de Rivière Pilote comme d’ailleurs à toutes les municipalités en période électorale. J’exige cependant un minimum de respect pour le citoyen que je suis.

    Répondre

  2. Moïse

    7 février, 2011 à 22:41

    Cher Monsieur Jean-Claude FILIN,
    Nous saluons d’abord votre courage et votre ténacité, tenez bon FILIN, tenez bon. Mais l’ostracisme, les injustices et les difficultés que vous subissez à Rivière-Pilote devraient vous interpeller sur les dangers qu’il y a à mettre le tout- pouvoir entre de seules mains dont on a jamais la certitude qu’elles resteront aussi propres et dociles qu’au moment des élections. Vous avez là un exemple flagrant de ce qui pourrait advenir à l’ensemble de la Martinique si demain Cette collectivité Unique devait nous être imposée, surtout avec le mode de scrutin et ce semblant de gouvernement tribal digne des pires exemples de fausses démocraties que la France a installé, un peu partout en Afrique après la décolonisation. En effet Jacques FOCCART n’aurait pas fait moins bien que Nicolas SARKOSY, après la Françafrique la Françamérique, version soft mais l’esprit est conservé.
    Car c’est bien ainsi qu’il convient de qualifier ce régime de république bananière avec son mini gouvernement de cocotier que nous prépare l’actuel projet de loi de cette Collectivité Unique.
    Il ne s’agit en aucun cas d’un processus de responsabilisation ni de dignité, bien au contraire, j’en tiens pour preuve qu’à aucun moment le peuple de la Martinique n’a contribué à sa facture, qui n’a été décidée que par Nicolas SARKOSY et quelques complices locaux, et à la va-vite, presqu’en catimini. Les présidents des collectivités ont eu moins de 10 jours ouvrables, dans la seconde quinzaine de décembre, pour répondre avant le 31 décembre, à la demande d’avis qui leur a été adressée entre le 16 et le 20 décembre.
    Mais le plus important, c’est qu’à aucun moment l’assentiment de la population n’a été obtenu pour la création de cette collectivité.
    Une fraction tout au plus de la population de la Martinique a donné son “assentiment” pour une structure administrative simplifiée “exerçant les compétences” de la région et du département donc pour une “assemblée unique” et uniquement cela.
    Pas pour la création d’une collectivité “se substituant” au département et à la région, mais à elle n’a pas autorisé le président de la république ni les élus locaux, d’outrepasser leurs droits et leur mandats, en cherchant à lui imposer une structure administrative dotée d’un erzats de gouvernement totalitaire et bananier.
    Elle n’a pas demandé que la représentativité de ses élus soient à ce point balayée par un mode de scrutin qui n’est pas adapté aux règles modernes de gouvernance et de fonctionnement d’un exécutif démocratique. Elle n’a pas accepté qu’on lui propose un 74 déguisé en 73. 74 qu’elle a même massivement rejeté le 10 janvier 2010.
    De même que, prise dans un étau, elle a massivement rejeté le 24 janvier par la seule voie qui restait à sa disposition c’est-à-dire, l’abstention, d’entériner un processus qui l’éloignerait hasardeusement du droit commun.

    Le consentement de la population n’a pas été obtenu pour cette collectivité unique qui a tenté de se faire passer pour une assemblée unique ! Cette collectivité unique est donc illégale et anticonstitutionnelle, et nous le démontrerons le moment venu !

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