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- COMMUNIQUE DU RDM

 Suite à l’annonce faite par le président du Conseil régional d’une prochaine réunion du congrès des élus départementaux et régionaux, le R.D.M. tient à faire la mise au point suivante.

Le R.D.M. rappelle que les Martiniquais, répondant à une question précise, posée dans des conditions de clarté incontestables, ont majoritairement approuvé le 24 janvier 2010 « la création, en Martinique, d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l’article 73 de la Constitution ». Le président de la République en a pris acte dans plusieurs déclarations.

Le R.D.M. tient donc à affirmer l’obligation de respecter le choix librement exprimé par les Martiniquais. Il se prononce donc pour la mise en œuvre, en 2012, d’une collectivité unique regroupant les compétences, mais aussi les ressources, les personnels et les patrimoines du Département et de la Région actuelles.

Le R.D.M. met fermement en garde contre toute tentative de contourner voire de détourner le vote des Martiniquais.

Le R.D.M. réaffirme la position qu’il a déjà eu l’occasion d’exprimer : une réunion du congrès ne s’imposerait que si, et seulement si, le Gouvernement envisageait – de sa propre initiative ou répondant à la demande de certaines formations politiques – de conférer à la future collectivité unique des compétences nouvelles ; ce qui aboutirait à créer une collectivité d’une autre nature que celle dont la mise en place a été approuvée par les Martiniquais.

C’est donc uniquement dans cette hypothèse, où l’on serait en présence d’un véritable déni démocratique, qu’une nouvelle consultation des Martiniquais s’avérerait indispensable, après une réunion du Congrès au cours de laquelle les groupes politiques pourraient s’exprimer, en toute transparence, sur cette question.

Le R.D.M. tient, de plus, à alerter sur le fait que présenter la future collectivité unique comme une collectivité sui generis – c’est-à-dire d’une nature totalement différente de celle des collectivités départementale et régionale actuelles et, par conséquent, ne résultant pas de la simple fusion du Département et de la Région – fragilise les conditions dans lesquelles vont s’engager les négociations sur la question des ressources de la collectivité unique. C’est créer un risque réel de remise en cause du transfert à cette collectivité de l’intégralité des ressources cumulées des deux collectivités existantes.

Le R.D.M. considère, par ailleurs, que seul un travail politique mené au quotidien au sein de notre population peut permettre de promouvoir l’idée de responsabilité martiniquaise à laquelle il reste profondément attaché.

Le Bureau Exécutif du R.D.M »

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6 Commentaires

  1. Obéro

    1 octobre, 2010 à 13:39

    Excusez-pardon-la politesse, comme disait un ami, je ne voudrais surtout pas casser l’ambiance. Mais ne serait-il pas plus prudent d’accorder crédit après évaluation de parcours ou/et évaluation finale des objectifs annoncés, des moyens mis en oeuvre et surtout des résultats obtenus? Vous pensez que J’en demande trop? Les réputations se font et se défont si vite en Martinique…

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  2. georges glondu

    1 octobre, 2010 à 7:48

    C’est vraiment prendre les électeurs Martiniquais pour des cons, en les mettant en garde aujourd’hui contre les incertitudes sur les financements de « la chose » si on y rajoutait des compétences nouvelles, alors qu’il y a moins d’un an, C.LISE, le RDM, amis et alliés, disaient aux Martiniquais qu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir s’ils votaient le 74.
    Pour ce qui concerne le PPM, je suis plutôt sur ta position.
    en effet, je pense que l’on peut leur accorder quelques crédits pour le développement économique, mais pour ce qui concerne l’avenir institutionnel, voire statutaire de la Martinique, je ne suis pas prêt à leur accorder un iota de crédit.

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  3. joseph Virassamy

    30 septembre, 2010 à 9:49

    message à Georges glondu

    la « Chose » aura bien du mal à naître vu comment c’est parti. Tu ne vois pas comment, subtilement, Claude LISE s’appuie sur les décisions obtenues du Conseil d’ETAT pour avancer de plus en plus crânement pour enfoncer les lignes du PPM?

    La question de l’incertitude sur les revenus futurs de la Martinique, ce que je n’ai cessé de crier (gare !!)depuis un an devient un levier pour le RDM, ainsi que la tromperie des électeurs.

    Seulement je ne suis pas d’accord avec cette façon de s’arrêter à mi chemin du communiqué du RDM à qui je répondrai sans tarder.Il faut qu’ils aillent jusqu’au bout du chemin qu’il ont commencé à emprunter.

    Et puis, je ne souhaite pas que l’on me classe comme opposant de Letchimy ou du PPM. Quand il n’y a pas de socialiste tu sais bien que je vote PPM. Il font du bon boulot à Fort de France. Mais je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils font au plan global martiniquais et je le dis.

    JV

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  4. georges glondu

    30 septembre, 2010 à 7:44

    Pour Patrice,
    quand je parle de droit commun, je parle de droit commun DOM, car je n’ignore pas que ce fameux article 73, nouvellement rédigé en 2003, nous (les DOM) maintient dans une identité législative particulière, qui n’est pas celle de l’ensemble des collectivités de la République.

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  5. Patrice Dintimille

    29 septembre, 2010 à 14:39

    Je serai désolé de te décevoir Georges, mais encore une fois la Martinique n’est pas tout à fait dans le droit commun. Elle est peut-être soumise à l’identité législative mais avec la possibilité des adaptations. Nous avons peut-être les mêmes droits, mais plus que le droit commun.

    Souviens-toi d’un discours qui disait que l’article 73 et 74 de la constitution offrent des degrés d’autonomie chacun.

    Comment peut-on dénoncer la possibilité de faire de l’autonomie dans le 73 alors que nous même, avons tant dénoncé nos politiques de ne pas l’avoir fait ou tenter de le faire avant de vouloir passer au 74?

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  6. georges glondu

    29 septembre, 2010 à 13:43

    je suis parfaitement d’accord avec le fait que proposer la création d’une collectivité sui généris pour la Martinique contribuerait à détourner le vote des Martiniquais les 10 et 24 janvier dernier.
    Par contre, rien n’interdit au président du congrès de convoquer les élus s’il souhaite apporter des changements institutionnels dans nos relations avec l’Etat avant la mise en place de la collectivité unique (ou nouvelle collectivité ou « chose » pour ne pas froisser JV).
    En effet, il ne devrait pas pouvoir le faire au moment de la mise en place de cette collectivité, puisque ce seront uniquement les compétences des 2 collectivités actuelles qui seront transférées.
    J’invite donc mes compatriotes à garder une extrême vigilance afin de sanctionner sévèrement les progressistes si ces derniers tentaient, par des voies détournées, de faire sortir la Martinique du droit commun.

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