Accueil Politique Evolution institutionnelle Chantal Maignan et Christian Rapha : Les grandes lignes du nouveau parti

Chantal Maignan et Christian Rapha : Les grandes lignes du nouveau parti

Echec, disparition, ringardise, marginalisation… Tels étaient les mots revenant le plus souvent lors des analyses des plus fins politologues locaux concernant l’avenir de la droite martiniquaise au lendemain des élections régionales.

En exclusivité pour Evolution Martinique, OPL a tenté d’en savoir plus car il semble que la disparition ne soit pas encore à l’ordre du jour et qu’au contraire de grands projets structurants se mettent en place.

Chantal MAIGNAN, Secrétaire Départementale de l’UMP Martinique, élue du nouveau Conseil Régional, conseillère municipale du Robert et Christian RAPHA, chargé de mission UMP pour la circonscription Nord Caraïbe, chef de file de l’opposition du conseil municipal de Saint-Pierre, président de plusieurs associations politiques vont nous éclairer sur la nouvelle dynamique en formation.

Un nouveau parti de droite fera son apparition dans le paysage politique Martiniquais, mais quel sera son rapport avec l’UMP, la majorité présidentielle et plus globalement le gouvernement actuel?

Christian RAPHA: Ce nouveau Parti sera clairement ancré dans la majorité présidentielle. Notre démarche vise simplement à donner à cette structure une réactivité et une souplesse plus grande en rapatriant les instances de décisions mais notre positionnement reste à droite, une droite progressiste, régionaliste, avec une nouvelle génération de responsables. Notre objectif premier est de répondre aux attentes fortes de nos concitoyens et de proposer des projets en phase avec nos particularités locales !

Chantal MAIGNAN : Les adhérents de l’UMP, dans leur grande majorité, ont exprimé une double exigence : continuer à défendre les valeurs d’une droite populaire sur le plan régional tout en assumant leur identité et leur culture locales, et soutenir le président de la République car ils estiment que presque toutes les avancées sociales l’ont été avec les gouvernements de droite. Donc, les relations sont sereines parce qu’elles sont consensuelles :

plus de responsabilités locales dans la gestion politique dans le cadre d’un partenariat réciproquement respectueux.

Ce parti, sera t il un grand parti d’union de toutes les droites comme ont tenté de le faire André LESUEUR et Miguel LAVENTURE avec Rassembler la Martinique durant ces derniers mois ou un vrai nouveau parti avec une idéologie et un discours propres différent de FMP de LESUEUR et LAVENTURE?

CR : Pour moi, RASSEMBLER LA MARTINIQUE était un mouvement temporaire qui nous a permis de nous rejoindre sur un objectif au moment de la campagne référendaire… Nous avons notre positionnement propre à droite, comme indiqué à la question précédente. Nous ne nous reconnaissons pas dans le qualificatif de « départementaliste » associé aux FMP. La population aspire à un changement profond qui doit se traduire aussi dans les leaders qui incarneront ce nouvel élan.

CM : L’objectif n’est pas de rassembler de manière artificielle des personnalités politiques qui ne se retrouvent que le temps d’une élection, mais de proposer l’émergence du parti que notre électorat attend depuis trop longtemps : un renouvellement qui doit être marqué par l’audace, le courage, les compétences autour d’un vrai projet de gouvernance pour la Martinique.

Quel sera réellement le positionnement de ce parti sur l’échiquier politique? Droite, centre, centre droit, centre gauche, indépendantiste, autonomiste, progressiste, régionaliste ?

CM : Nous allons nous démarquer des cloisonnements habituels : une droite progressiste qui propose le retour des débats idéologiques et la clarification des oppositions droite-gauche. Le temps est venu de la démystification des anciens clichés qui opposent une droite bourgeoise à une gauche populaire. La gauche caviar n’est en rien plus vertueuse que la droite affairiste. Notre engagement politique doit s’ancrer sur un socle plus réaliste et responsable qui ne doit jamais oublier d’où viennent les Martiniquais pour construire un avenir prospère pour tous.

CR : Nous voulons sortir les approches idéologiques qui ont miné les débats politiques et paralysé la Martinique depuis plus de trois décennies ! Notre action est pragmatique. C’est d’abord et avant tout l’efficacité des actions, d’un programme et leurs résultats qui nous intéressent, bien sûr, dans le respect de l’éthique. Nous ne nous interdisons aucun champ pour des raisons qui seraient doctrinales. Nous voulons construire une économie martiniquaise prospère et pérenne qui nous permette d’affronter les défis de ce monde globalisé et d’offrir de nouveaux espoirs à toute la population mais aussi à notre jeunesse.

Ce parti semble révolutionner le paysage politique de droite tant décrié pour son conservatisme ambiant pour ne pas dire sa frilosité. Quel sera le discours concernant l’autonomie, la responsabilité locale?

CR : Encore une fois, nous souhaitons une approche pragmatique de notre réalité, de nos problèmes, de notre avenir. Nous voulons le rapatriement des responsabilités pour les assumer au plus près du terrain à chaque fois que cela peut garantir de meilleurs résultats pour notre population. Il ne s’agit pour nous de construire un discours sur « l’Autonomie » mais d’exiger « des autonomies », autant que nécessaires, par les habilitations de l’article 73 de la Constitution. L’Autonomie, par principe, par idéologie n’a beaucoup de sens pour nous, surtout si elle devait passer, à court terme, par une nouvelle consultation de la population qui n’en veut pas.

Il semble que vous ayez ouvert une brèche pour les fédérations d’outre mer de l’UMP qui aspirent à coller aux réalités locales? Pouvez-vous nous en dire plus ?

CM : Chaque territoire est le lieu d’une sociologie particulière et les fédérations doivent s’adapter aux attentes de leur électorat sous peine de disparition. Il serait suicidaire de garder un modèle commun : Par exemple, Saint Barthélémy est un territoire autonome de droite. Une fédération UMP sur le modèle national ne gène en rien son électorat. Ce n’est pas le cas en Guadeloupe et en Martinique. Il faut donc laisser les politiques (et les candidats) locaux prendre leur responsabilités et décider de ce qui convient le mieux à l’attente de la population. Notre électorat est sensible à la régionalisation de ses politiques tout autant qu’il attend désormais un discours progressiste de responsabilité, nous devons en tenir compte.

Dernière question, et pas la moindre, en exclusivité pour nos internautes d’Evolution Martinique, pouvez vous nous livrer le nom de ce parti, ainsi que l’identité de la personne qui en sera le chef?

Rires…
CM Vous comprendrez que nous réserverons ces informations pour nos adhérents … CR même si nous espérons que les lecteurs de votre blog seront nombreux à nous rejoindre dès le mois de mai … CR + CM puisque ce sont les échéances que nous nous sommes fixées pour lancer officiellement notre nouveau parti.

OPL.

le 26/04/2010

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12 Commentaires

  1. Wesh Gwo

    1 mai, 2010 à 21:59

    Kigi,

    Rétéla ka pouwi t a envoyé une petite réponse rigolote sur le sujet : Y-L M. : Contre questions à Chantal et Christian!

    Lol

    Répondre

  2. Rété la ka pouwi

    1 mai, 2010 à 21:28

    Kigi et ses copains de droite = YAKAFOKON !!!!!!!!

    Les YAKAFOKONS sont une espèce envahissante en sureprésentation dans l’écosystème politique Martiniquais.

    Ils hibernent en moyenne 4 ans 3/4 mais peuvent sortir de leur léthargie en cas de consultation.

    Ils ne fréquentent jamais le terrain, ne sillonnent à aucun moment leur territoire.

    En cas d’élection ils sortent de leur cocon douillet et se regroupent dans des salons souvent climatisés.

    Ils poussent un cri répété et incompréhensible de la population :  » TOUSH PA HAMON 2PARTMEN! TOUSH PA HAMON 2PARTMENT!!

    Selon de fin analystes politiques qui savent magner le carbone 14, il s’agirait d’un très ancien cri datant d un autre siècle qui ETAIT très efficace et qui servait à défendre son précarré électif.

    Mais les autres espèces, voisines des YAKAFOKON n’ont plus peur et se sont habitués à ces cris dénués de tout relief réel.

    Toutes les espèces voisines se moquent du YAKAFOKON et assistent à leur extinction progressive et qui s’est accélérée en Mars car ils auraient encore perdu 1/4 de leur chef de tribu!!

    Le YAKAFOKON est une espèce endémique particulière car elle REFUSE de se nourrir elle même et attend la bouche grande ouverte que des espèces migratrices venue d’Europe lui apporte un ti zizine de nourriture de temps en temps.

    Ces espèces d’Europe, ont un rapport tout particulier avec leur cousins locaux les YAKAFOKONs car ils ne s arretent JAMAIS pour échanger avec eux et ces cousins d’Europe préfèrent rencontrer l espèce locale évoluée.

    Le YAKAFOKON REFUSE de changer son mode de vie et semble inconscient. Les analystes pensent qu’il s’agit de la résultante DU NON RENOUVELLEMENT des chefs qui semblent atteint de sénilité et surtout n’ont plus la force pour défendre leur territoire face aux espèce endémiques évoluées.

    Cependant, une frange des YAKAFOKON semblent enfin muter et s’adapter petit à petit à ce monde qui lui semble si hostile, ce qui bien sur suscite chez les YAKAFOKON les plus conservatuers et qui refusent d’évoluer, entraine attaques, complots, mise à l’écart.

    Le YAKAFOKON , espèce en grave danger est en train de disparaitre sous les rires des congénères de l’espèces évoluées.

    Selon les prospectives les plus affinées, il semble que l’écosystème se portera que mieux apres cette disparition car le YAKAFOKON en fait ne seravait à rien et ne sait plus se faire entendre depuis trop longtemps.

    De plus, les YAKAFOKONs ont choisi comme chef un tres vieux YAKAFOKON, le miguélus laventurus perdusus advitamus aeternamus. Ce vieux YAKAFOKON est essouflé, moche, mais surtout tellement ringard. Il se contente uniquement de parader sans JAMAIS rien apporter à sa tribu.

    De plus, tres caractériel, il s autoproclame SYSTEMATIQUEMENT 1er ou au pire 3e en cas de forte hostilité et décide de tout , tout seul en usant de stratégie d’un siecle passé.

    Le YAKAFOKON, espece endémique martiniquaise est vraiment INCROYABLE car n’a pas changé depuis la fin des années 70 du siècle dernier !!!!!

    Répondre

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