- Que veut le PPM ?

30 septembre 2009

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 Le PPM donne sa vision de l’assemblée unique Martiniquaise

« Tout statut politique s’inscrit sous le signe de l’historicité, autrement dit du précaire et du révocable : il n’y a pas de statut de droit divin. L’histoire les fait et les défait selon un clivage qui s’appelle L’HOMME, ses besoins, ses aspirations ». (Aimé Césaire lors du Xème anniversaire du PPM).

  le PPM dit  » voici ce que nous voulons ! »

Une collectivité Martinique autonome, assumant une dynamique de responsabilisation dans le pacte républicain français, et plus largement dans l’environnement européen.

Une collectivité Martinique autonome, qui dispose, par le biais d’une Assemblée unique, du pouvoir de légiférer et de réglementer sur les aspects essentiels à la mise en œuvre de son projet partagé d’épanouissement global.

Inscrire durablement la collectivité Martiniquaise autonome dans le pacte Républicain Français, et dans l’Europe, sans occulter ses acquis sociaux et son attachement au principe d’égalité des droits garantis par la Constitution Française.

Installer immédiatement une Assemblée unique Martiniquaise, pour remplacer les actuelles institutions, qui reflète les réalités diverses du territoire, par un mode de scrutin qui assure à la fois une représentation proportionnelle et une assise majoritaire afin de pouvoir faire en sorte que la représentativité colle au plus près des réalités si différentes, du Sud, du Centre et du Nord, que toutes les communes, tous les quartiers, soient pris en compte au plus juste.

Où peut s’inscrire cela ?

Comment le dénommer ?

Peu importe, le tout est de savoir si cela nous convient.

Voici ce que nous voulons !

Accéder à l’autonomie de la Martinique par processus en 2 étapes indissociables, avec une clause de rendez-vous, selon les modalités suivantes :

 1ère étape d’une durée de cinq ans, qui nous permettra immédiatement de:

•Consulter le peuple pour la mise en place d’une collectivité unique, avec des compétences élargies, permettant de légiférer au titre de l’expérimentation par habilitation.

•Exercer immédiatement les responsabilités dans des matières que nous aurons choisies et obtenues.

•Négocier avec l’Etat, les modalités du changement de statut dans le respect de la démocratie et dans des conditions ou l’égalité n’est pas l’ennemi de l’autonomie.

•Elaborer soigneusement le projet de loi organique qui régira les rapports de la collectivité autonome avec la France.

•Proposer aux Martiniquais, un véritable projet de société en tenant compte de tout ce qui est acquis, tout en ouvrant notre pays à des perspectives modernes.

 2ème étape après les cinq ans d’expérimentation et d’apprentissage pour :

•Consulter une seconde fois les Martiniquais pour le changement de statut et la mise en œuvre de leur projet, sur la base des propositions concrètes expérimentées, et des modifications, constitutionnelles, législatives, règlementaires nécessaires, que cette expérimentation aura permis d’élaborer.

Où peut s’inscrire cela ?

Comment le dénommer ?

Peu importe, le tout est de savoir si cela nous convient.

 Ainsi, c’est en pleine connaissance de cause, que le peuple Martiniquais choisira son avenir et mettra en œuvre le projet qu’il aura conçu lui-même. Cela me semble relever au minimum du principe du droit inaliénable des peuples à l’autodétermination, et à disposer d’eux mêmes.

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7 Réponses à “- Que veut le PPM ?”

  1. ichpays Dit :

    depuis plus de 50 ans et maintement 60 ans qu’ils nous emm…. avec cette histoire d’autonomie et maintement, brusquement, ils veulent faire des tests. Quelle est votre véritable pensée. Pourquoi être toujours sur des relans de politique policienne voire de personne avec une stratégie d’horloge biologique. Le 74 n’est pas l’autonomie et le 73 l’est encore moins et vous le savez parfaitement. Qu’est ce qu’il faut aux martiniquais ????
    Vous savez très bien que le 74 martinique, c’est du bidon. Quel président va accepter cela ? Aucun sous peine de démanteler toute la république. Regardez avec les 200 euros, en métropole ils voulaient demander la même chose à juste raison. Et en quelque part, ils l’ont eu avec un bonus/prime et l’avancement de l’équivalent du RSTA.
    Que fera la Polynésie, la Guadeloupe, la Guyane, la Bretagne… et je n’évoque même pas le cas de la CORSE…

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  2. Teddy Kalpin Dit :

    Le droit inaliénable des peuples…

    Ce « principe du droit inaliénable des peuples à l’autodétermination, et à disposer d’eux-mêmes » inscrit dans la Constitution de la nation française, ne concerne pas des « peuples » qui voudraient à tout prix rester « dans le pacte républicain français » et dans l’Europe, au nom des avantages acquis. Pour le constituant, ce principe à été édicté pour les peuples ayant vocation à accéder à l’indépendance comme ceux des anciennes colonies africaines de la France d’outre-mer ou encore des anciens territoires d’outre-mer (TOM), en raison notamment de l’antériorité de leurs présence et organisation sur ces territoires, toujours substentielles actuellement, avant leur colonisation par la France. C’est par exemple le cas de la Nouvelle-Calédonie pour laquelle un referendum d’autodétermination est prévu entre 2014 et 2018.

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  3. Teddy Kalpin Dit :

    L’égalité n’est pas l’ennemi de l’autonomie…

    Que veut-on signifier exactement par « l’égalité n’est pas l’ennemi de l’autonomie ». S’agit-il d’affirmer un engagement ferme et lucide des Martiniquais de tirer parti d’une plus grande autonomie pour réduire le différentiel de productivité existant aujourd’hui avec d’autres parties de la République dans laquelle ils veulent rester ? Ou s’agit il d’une habile formule pour masquer l’idée séduisante mais irresponsable selon laquelle l’on pourrait décider tout seul mais en évitant toute conséquence négative de nos décisions sur notre niveau de vie, que l’on estime par ailleurs et par nature toujours insuffisant ? Tout comme « le rêve n’est pas l’ennemi de la réalité », il s’agit dans les deux cas de situations absolument différentes, très généralement à l’opposé l’une de l’autre et donc difficilement compatibles ou transposables.

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  4. Teddy Kalpin Dit :

    Le projet que les Martiniquais auront conçu eux-mêmes…

    Il est pour le moins illusoire de croire et de faire croire que les Martiniquais mettront en place au sein de la République française « …le projet qu’ils auront conçu eux-mêmes… ». Quoi de plus normal pour les Martiniquais de vouloir contribuer le plus activement possible à la conception d’un tel projet ; mais cette contribution ne saurait être exclusive du reste de la République dans laquelle le PPM semble vouloir sceller le destin de la Martinique. Si les Martiniquais veulent concevoir seuls leur destin, ils doivent avoir le courage d’opter de façon digne et crédible pour l’indépendance. Un tel choix serait beaucoup plus respectable que celui consistant à vouloir décider seul, tout en continuant de faire partie d’un ensemble pour s’assurer du bénéfice des avantages, notamment sociaux, qu’il génère et procure. L’on peut raisonnablement concevoir seul la vie que l’on aura après un divorce, mais pas celle que l’on a dans le cadre d’une union, de surcroit avec un pertenaire de loin plus influent que soi.

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  5. Teddy Kalpin Dit :

    Ce que nous voulons…choisissons ET obtiendrons…

    Est il besoin de rappeler que la réalité d’une autonomie octroyée ne correspondra, par définition, jamais à « …ce que nous voulons… », le dernier mot revenant au Parlement par le vote des lois organiques. Faut il aussi rappeler que tout choix véritable implique, aussi par définition, un renoncement. Le choix auquel l’on nous convie au plan institutionnel nécessite donc de renoncer à certains avantages de la situation présente. Il est grand temps que les « changeurs » de tout poil se prononcent clairement sur les renoncements qu’ils proposent !. Par ailleurs, il est présomptueux d’affirmer « …dans des matières que nous aurons choisies ET obtenues… ». Seules les personnes dont on ne veut ou peut pas toujours exiger un sens de la responsabilité, comme les enfants, les tyrans…, choisissent ET obtiennent.

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  6. Teddy Kalpin Dit :

    Transition ou Expérimentation ?

    La première des deux étapes proposées par la « vision » du PPM semble être conçue comme une période de transition plutôt que d’expérimentation. Pourquoi écarter la possibilité d’un retour à la case départ à la fin de la 1ère phase, au cas où les résultats escomptés n’auraient pas été a la hauteur des attentes des Martiniquais ? Et je n’ose même pas penser à celle consistant à continuer d’expérimenter, d’échéance en échéance…comme nos sociétés et en particulier nos élus savent si bien le faire pour tant d’autres dispositifs, à l’origine eux aussi réputés transitoires !.

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  7. grugé Dit :

    Pourquoi ne pas consulter une quatrieme fois après tout ça pour demander au peuple s’il se sent à l’aise dans l’autonomie et une cinquieme fois pour demander au peuple si on a rien oublié etc..

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