– 2ème partie – Alfred Marie-Jeanne dans le Club ATV/RCI

6 juillet 2009

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Patrice Louis : Précisément AMJ quel serait le bon intitulé de la question lors du référendum?

Alfred Marie-Jeanne : Vous posez justement une bonne question. J’ai vu qu’il y a énormément de gens qui tergiversent, des politiques que je ne vais pas nommer, mais avec des coalitions, des saintes alliances inattendu. Voyez mon regard ! Il faut faire attention et c’est ce qui sème la confusion. Il ne s’agit pas de faire une question à réponse multiple, ça ne s’est jamais fait au monde, c’est inadmissible ! Il ne s’agit pas de poser une question sur l’indépendance, ce n’est pas le droit à l’autodétermination qui se présente là ! Arrêtez votre cinéma ! Il s’est trouvé à un moment donné que plusieurs partis politiques et compris le PPM qui se renie aujourd’hui, il se trouve que l’on a décidé ensemble, ensemble, on a bien vu, de faire un pas en avant relativement important à travers disons la gestion autonome des affaires Martiniquaises.

Que ça soit clair ! Sans parler d’article. Nous avons toujours été à la pointe de cet accord, je rappellerai même si vous ne m’avez pas posé la question, c’est en 1977 et je ne cesserai de le dire, ça fait déjà 32 ans que nous avons failli arriver à un accord avec le PPM, Camille Darsière n’était pas mort, c’était au François, le député actuel maire de trinité y était, nous sommes arrivés pratiquement à un accord pour dire que nous ferons quelque chose ensemble.

PL : n’oubliez pas la question sur l’intitulé

AMJ : Non c’est pour vous dire que c’est ça, donc nous sommes actuellement pour une évolution institutionnelle cadrée autour de cela et que par conséquent il ne s’agit pas, donc je démontre, il ne s’agit pas de me faire des questions multiples, C’est une seule question ! et pas deux ! Et s’il y a deux ou trois questions je dénoncerai cela publiquement.

Jean-Philippe Ludon : Et par la forme est ce que ce serait une question comme on a eu en 2003 ?

 

AMJ : Ecoutez bien ce que je vais vous dire. Il ne s’agit pas de faire une question sur une page. Voulez-vous simplement une évolution institutionnelle ? Cadrée je ne sais pas ! Par l’article permettant une gestion autonome des Martiniquais. Ce n’est pas à moi, vous me demandé d’être le nègre ou le rédacteur en chef du président de la république. PL : Attendez, astucieux pour astucieux vous dites que la question devrait faire état de l’article qui prévoit et vous ne cité pas l’article 74 ! AMJ : Mais j’ai bien dit que l’on pourrait mettre l’article 74 comme on pourrait mettre la gestion autonome, l’article 74, il ne faut pas qu’il y ait de confusion à cet égard là ! Et je vais même plus loin, je répondrai à votre question, Subitamenté ! On constate aujourd’hui qu’il y a des gens qui disent on peut être autonome dans l’article 73 ! Oh là làààààààààààà ! L’article 73 n’avait pas été prévu pour être autonome, quelle gesticulation ? Quelle démagogie ? Et quelle confusion supplémentaire ? Et je vais même plus loin, quelque soit le choix que le président de la république fera, je n’anticipe pas, quelque soit ce qu’il dira, je préfère que ce soit dans le cadre de l’article 74 ! Ecoutez-moi bien, Personne ici n’aura à revendiquer ici que c’est à eux. C’est bien à Claude Lise et Alfred Marie-Jeanne qui avons pris l’initiative de faire quelque chose ! Et que personne ne récupère déjà en avance ce qui sera fait.JPL : Vous comprenez bien que la question qui est posée est importante, que n’a-t-on pas entendu dire pour le 7 décembre 2003 quand à la façon dont les chose étaient posées donc c’était quand même important de savoir quelle type de question d’autant que ça peut ne pas paraître très clair aussi à ceux qui auront à se prononcer.

AMJ : Je vais vous répondre, la question était super claire, les confusions ont été projetées distillées, par nous même je ne vais pas dire par toi, par nous même, par les médias, par les élus inconséquents, c’est tout ! Je vais vous dire une chose, vous pensez en France que tout le monde connaît par cœur la constitution ? Je parle aux Martiniquais arrêtons notre cinéma, je me permets VOUS ! Ce n’est pas une insulte.

PL : Non, non

AMJ : Laissez-moi m’exprimer comme je veux, tu connais ici la constitution Française à la virgule près ? Faux ! Il ne faut pas mentir pour les gens, il faut aller sur les grands principes, c’est les grands principes que nous dé fendons et que par conséquent ces grands principe seront défini et c’est pour quoi, j’ai parlé d’annexe à mettre à part ; voilà !

JPL : Je note au passage que vous êtes bien sévère avec la presse, s’agissant de la façon dont ça été fait, parce que le reproche qui a été souvent fait à la presse, en considérant que la presse a été pour la consultation du 7 décembre 2003, on nous en a fait le reproche ! C’était au passage. Cela étant, concernant toujours cette consultation et les réactions je suppose les commentaires qu’a pu faire le chef de l’état sur les notions d’inexactitude, de fausses informations concernant l’article 74 – C’était du bonheur pour vous, non ?

AMJ : Ce n’était pas bonheur, je pense, mais vous connaissez le président Sarkozy mieux que moi-même, ce n’est pas un type protocolaire, je ne le défends pas, vous savez bien ça ! Il dit ce qu’il veut là ou il veut au niveau international donc ce n’est pas en Martinique qu’il ne dira pas ce qu’il pensait. Moi je croix que le fait de dire à Letchimy en se tournant vers lui pour le lui dire, ça c’était à mon avis un temps fort. Il n’y aura pas de changement de la constitution. Philippe Ludon je ne l’avais pas dit et répété, laisse moi m’expliquer là ! Pourquoi faire venir sois disant des constitutionnalistes fortement payés pour venir dire le contraire, je rappellerai ici, que le président de la république actuellement, est un avocat, de son état tout le monde le sait – Deuxièmement il connaît la constitution mieux que quiconque. Lorsqu’il dit qu’il n’y aura pas de réforme ça veut dire que tous ceux qui se basaient sur une réforme constitutionnelle à un moment donné donc c’est fini ! Je le disais on m’a trainé dans la boue pour l’avoir dit – Deuxièmement lorsqu’il dit : il faut cesser les peurs, l’article 74 il n’y a aucun problème nous restons dans la France, nous ne sortons pas de l’Europe, il dit la vérité – Lorsqu’il dit dans le 74 vous pouvez prendre ça par paquet et c’est évolutif.

PL : Oui mais Mr le président il a dit beaucoup de choses dans son discours avant hier, notamment cette phrase « les articles 73 et 74 de notre loi fondamentale sont très souples et autorisent des degrés variables d’autonomie » donc en l’occurrence l’autonomies est bien dans le 73 , on va dire pour aller simplement et vous avez raisons il faut des phrases simples le 73 c’est l’autonomie mini, le 74 c’est l’autonomie maxi , mais c’est bien l’autonomie !

AMJ : Le 73 n’est pas de l’autonomie du tout, le 73 c’est comment dirais-je, heu ! L’identité législative, le 74 c’est l’identité législative qui cohabite avec la spécialité législative, c’est ça que vous devez comprendre, ça veut dire que dans l’article 73 jusqu’à présent au moment où je parle c’est un article très contraint, énormément d’initiative que les élus pas plus ici qu’en Guadeloupe et ailleurs nous avons essayé de prendre ont été bloquées alors on me dira qu’on a essayé de tenter que, écoutez, subitamenté ! On constate que l’article 73 pourrait être modulé or qu’il y a un article qui a déjà été façonné qui est déjà modulé qui a déjà été étendu pour justement sortir d’une contrainte excessive et aller là, donc je ne veux pas sortir dans une contrainte et entrer dans la même contrainte, je dis que l’article 74 me parait plus libre, plus souple, plus large et que par conséquent il vaut mieux y aller.

JPL : Le fait qu’il n’ait pas évoqué la question du report des élections que vous lui avez posé.

AMJ : Il a quand même été, pas évasif totalement, il a bien dit qu’il ne fait de proposition actuellement qu’il donne RDV aux élus au mois d’octobre et qu’il donnera une réponse, néanmoins il a dit qu’il consultera le peuple.

JPL ; On savait que pour vous la question du report c’était pour donner le temps de l’explication

AMJ : C’est normal et pourquoi je veux qu’il y ait un report ? Je n’avais pas demandé un report au départ. Lorsqu’on a fait la première mi-temps si vous voulez du congrès dont la conclusion c’est terminé le 18 décembre de l’année 2008. nous pensions objectivement que l’année 2009 nous permettrai de faire le référendum à la fin de l’année, c’était sans compter sur les événements et c’est normal rappelez vous que le conseil régional a été bloqué en décembre par les camionneurs c’est pas un reproche, rappelez vous la grande grève de février mars, rappelez vous les EGOM , rappelez vous le congrès, rappelez vous les élections européennes, dans ces conditions objectivement concrètement tous ceux qui demandent de faire très rapidement la consultation ce sont des assassins de la démocratie ;

PL : AMJ je ne voudrai pas vous lâcher sur, non pas votre défense ardente du 74 mais sur la négation que le 73 autoriserai une certaine autonomie, la semaine dernière à votre place Victorin Lurel, votre homologue de la Guadeloupe a démontrer par A+B qu’on pouvait obtenir notamment les fameuses lois d’habilitations tandis qu’ici c’est impossible !

AMJ : laissez moi vous dire j’ai beaucoup de respect pour M. Victorin Lurel mais vous n’avez qu’à remarquer la différence, j’ai jamais fait le droit d’ingérence dans ce qu’il fait je ne l’autorise pas à faire le droit d’ingérence pour la Martinique. Laissez moi parler je vais répondre ! Le droit d’ingérence ! Dieu seul sait dans quelles situation lamentable se trouve la Guadeloupe, ne me faite pas dire d’avantage comparaison n’est pas raison, c’est clair, et permettez moi de vous dire, je vais répondre à votre question on a nommé une nouvelle ministre originaire de Guadeloupe elle a pris contact avec moi là dans la foule on a causé, la seule chose que je lui ai dite je l’ai félicité, c’est le président qui t’a mit là ou est le problème ? Mais il ne faut pas confondre Guadeloupe et Martinique. La Guadeloupe n’est pas la Martinique même si nous sommes deux pays frères. Je ne vais pas développer arrêtons notre cinéma arrêtons ces méli-mélo la Guadeloupe fait ce qu’elle veut, nous faisons ce que nous voulons la Guadeloupe n’a pas à me donner de leçon de même qu’on disait à l’époque je ne prends pas mes ordre de paris ou Moscou je ne prends pas mes ordres de le Guadeloupe.

Ceci étant dit, je rappelle demandez à M Lurel depuis combien de temps il a obtenu ça, tout dernièrement là circonstance fait loi après la crise, j’étais là dans l’assemblée à côté de lui et je rappelle que Claude Lise et moi-même nous avons déjà demandé plusieurs fois une habilitation pour unifier le transport, mon œil on n’a jamais accepté , je rappelle personnellement revenons à moi-même j’avais fait une proposition d’amendement, j’avais demandé qu’il y ait une unification, vous savez comment on a détourné ça ? Alors que c’est le Conseil Régional qui finance énormément on a aucune compétence sur le transport, rappelez vous ça, je rigole ça, on a donné la compétence à la région sur le mode guidé comme –ci il y aura un mono rail ou un chemin de fer. vous n’avez pas vu que c’est ridicule je suis bien placé en cette matière là pour vous le dire, je peux porter ça pour vous, on me donne une compétence qui n’existe pas puisque il n’y a pas de mode guidé en Martinique, lorsque je dis ça donc l’article 74 est laissé totalement à l’appréciation du gouvernement c’est lui qui distribue comme il veut donc sortons et arrivons là où quand même c’est possible.

JPL : Pardonnez-moi d’insister encore

AMJ : Vous pouvez insister jusqu’au bout

JPL : Oui ce n’est pas la question on va certainement vous convaincre, mais notre souci c’est de vous posez des questions, en l’occurrence là ! Lorsqu’on parlait d’évoquer ce qu’a pu dire M. Lurel sur l’habilitation vous avez dit vous-même que c’est les évènements sociaux de la Guadeloupe qui ont permis justement qu’on y arrive, on peut se dire de la même manière les évènements sociaux de la Martinique aurait pu nous servir en cas d’espèces ;

AMJ : Nous ne sommes pas dans heu ! Je vous ai déjà dis que M. Lurel n’est pas mon repère, un point c’est tout c’est clair, point ! Ce n’est pas point de suspension, c’est point définitivement. Il n’a qu’a prendre ses leçons pour lui-même il n’a pas à me donner de leçon de conduite politique, c’est clair, il a fait ça, on lui a donné ça, peut-être justement pour tromper les gens ça c’est la confusion pour ne pas aller vers le changement alors on fait quelque chose de petit, la petitesse ! Moi je ne suis pas d’accord je ne veux pas faire de procès à M. Lurel il fait choix là où il veut, je rappelle que M. Lurel est contre toute évolution institutionnelle, c’est son choix que je respecte il n’a pas le droit de se mêler de ce qui ne le regarde pas ici en Martinique.

PL : Je vais vous demander toujours par rapport au président de la république est ce que cette nouvelle approche, c’est-à-dire plus de raison que plus d’émotion vous parait saine ?

AMJ : Ecoutez depuis quelque temps il y a une politique émotive , assez souvent on passe de l’émotion à l’irrationnelle vous avez raison, mais je penses qu’en matière dévolution institutionnelle en matière de responsabilité l’émotion ne doit pas seulement se suffire il faut aller vers du rationnelle, ce que nous défendons là c’est pas pour moi c’est pour le peuple Martiniquais tout entier et je dis bien toutes les composantes du peuple Martiniquais en entier c’est ça que l’on doit comprendre c’est pourquoi je croix qu’il faut se mettre ensemble.

PL : AMJ on va marquer une pose et puis on va voir tout ce que vous prévoyez pour aboutir à ce pourquoi vous luttez depuis tant d’années.

 

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Une réponse à “– 2ème partie – Alfred Marie-Jeanne dans le Club ATV/RCI”

  1. Abmas Dit :

    MR MARIE JEANNE on se souvient de votre formule forte avant le referendum 2003 : OUI C EST OUI NON C EST NON. reprennez vous cette affirmotion pour la future conultation au sujet de votre projet d autonomie dans le 74?

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